La fin des temps, qui ne pouvait qu'être globale, pour nos lointains ancêtres, conscients de la mise en échec du créateur par sa créature, s'est maintenant fractionnée sous formes de fins partielles, accablant l'humanité de phénomènes brutaux, ou de privations locales, devant commencer par ses sources de plaisir.

Je précise que maintenant, la question de la déception du créateur, répétée tous les deux à trois millénaires seulement grâce à sa patience et à sa bonté réelle, est devenue secondaire. Il lui est prêté par certains un découragement identifiable au désespoir, ouvrant sur le renoncement. D'autres ne voient pour les incorrigibles humains que le goulag.

Enfin, ceux qui conjuguent un intérêt pour les sciences de la nature, et la conviction que l'homme est sa pire ennemie, espèrent trouver dans le ciel les menaces radicales pouvant faire espérer l'extermination de l'humanité. Si d'autres occupants de la nature, aussi encombrants, ont toutes les chances de subir le même sort, la science leur permet de compter sur les réserves de bactéries et des animalcules de toutes sortes pour regarnir en quelques millions d'années, une planète qui disposera d'un soleil pour quelques milliards des mêmes.

Ainsi, les rédacteurs de la rubrique sciences de La Presse, de Montréal, font état de la découverte, aux confins du système solaire, de méga-comètes, d'un calibre de 100 km de diamètre, ce qui, pour une boule de neige, est pas mal. Et dire que les terriens sont privés du spectacle des comètes, les grosses, visibles à l'oeil nu, depuis un certain nombre d'années! Mais ce n'est pas un beau spectacle que nous prédisent ces astronomes, c'est un cataclysme mortifère.

Dans cette périphérie lointaine du système solaire, appelée "Nuage de Oort", il y a en effet des noyaux comètaires qui en font tout le tour bien sagement. Il y fait trop froid pour qu'elles perdent de la substance. De temps en temps, il y en a un qui se fait happer par le champ gravitationnel d'une planète géante. Se rapprochant du soleil, il est alors attiré par notre astre vital, et se met en danger d'être capté par Lui, et de se transformer en comète (voir plus loin). Ce qui est arrivé pour les quelques comètes périodiques que nous connaissons, comme Halley. La plupart ne font qu'un passage à "proximité" du soleil, et sont relancées vers l'espace, sans retour.

Mais nous les voyons, car, réchauffées par le soleil et balayées par ses émissions de particules, elles se parent d'une queue, simple, ou double, toujours orientée à l'opposé du soleil, comme le serait une ombre. Cette queue se forme aux dépens de la matière, très peu dense, du noyau, qui sort de l'épreuve sérieusement amoindri.

Un certain nombre de comètes finissent par tomber "dans" le soleil, qui les engloutit, sans broncher. Ça ne lui fait ni chaud ni froid! 

Des comètes sont-elles tombées sur la terre? C'est possible, mais difficile à prouver*. Car la matière très peu dense, et fusible (glace mélangée à de la poussière), ne peut faire autant de dégâts qu'une météorite rocheuse compacte. Notre planète s'est formée de cette façon, par accrétion d'innombrables "grumeaux" rocheux formés dans le disque solaire, lors de la formation de l'ensemble du système. La chute d'une comète a été invoquée pour expliquer le phénomène de la Toungounska, survenu en 1908, constaté plus de vingt ans plus tard. Il pourrait s'agir aussi d'une météorite ayant pénétré dans l'atmosphère perpendiculairement**, ce qui l'a fait exploser en altitude . Les traces, particulières, témoignent d'une onde de choc très puissante.

Ce qui doit rassurer les hommes, même s'ils méritent d'être exterminés, par sanction divine pour les uns, pour laisser respirer les autres espèces, pour les autres, c'est qu'un trajet direct d'un noyau cométaire, du nuage de Oort, à notre Terre est hautement improbable. Capté d'abord par le champ gravitationnel de notre soleil il y perdra, en s'en approchant, une bonne part de son embonpoint. Et s'il s'approchait de trop près de notre surface, notre atmosphère le malmènerait aussi***.

Non, la fin du monde, n'est pas encore là! Soyons patients....ou imaginons autre chose!

Sceptique

*"On" attribue à la chute de comètes sur notre planète en formation, l'existence en abondance d'eau (que notre gravitation a pu retenir, que notre température finale a laissé à l'état liquide en majorité. Toutes les autres planètes ont de "bonnes" raisons de ne pas posséder d'eau à l'état liquide.

**L'air est un fluide qui, comprimé par un objet à vitesse super-sonique, est porté à un état quasi solide, et très chaud. Sa détente après le passage est à l'origine du big bang.

***Dans les années 30 du précédent siècle, notre terre accompagnée de son atmosphère a traversé la queue d'une comète. Il en est résulté une impressionnante "pluie d'étoiles filantes". Des témoins m'ont raconté le spectacle quand j'étais enfant.