Prises de panique, toutes les nations continentales de l'Union Européenne ont promis à David Cameron tout ce qu'il voulait pour qu'il puisse défendre le maintien des liens avec l'Europe, devant son Parlement.

Ces privilèges pourraient donner des idées à certaines nations, entrées dans l'Europe récemment, peut-être plus par un intérêt très raisonné que par passion. Alors, pourquoi se gêner, si les vingt-sept autres sortent leur portefeuille à la première demande?

Du côté anglais, c'est par contre la passion qui motivera les votes pour la rupture. Pourra-t-on maintenir une bonne union contre une forte minorité hostile? Qui s'estimera piégée, et nous fera une vie impossible? 

Si les anglais font l'expérience d'une rupture, la réalité reprendra ses droits et ses effets, la raison se faufilera et commencera son travail. Surtout qu'il est prévu que l'Écosse, pro-européenne....par esprit de contradiction (?), pourrait bien doucher fraichement les passions anti-européennes de l'Angleterre.

D'aucuns soulignent la perte de la puissance militaire du Royaume-Uni, puissance qu'il n'a jamais mise en jeu que compatible avec ses intérêts, depuis l'aventure irakienne, qu'il a accompagnée. L'indisponibilité de cette force a quelques chances de secouer les européens, l'Allemagne, en particulier, qui a la puissance économique, et sa nouvelle place politique, dans l'ensemble européen, pour décider de la relever.

Toute démocratie, tout peuple libre a le droit, et la responsabilité, de se tromper, de faire un mauvais choix, et d'en revenir. C'est l'infantiliser que de le retenir par les basques.

Il n'est pas écrit, par exemple, que la France devrait en souffrir. La situation créée par les migrants à Calais serait automatiquement déplacée de 32 kilomètres à l'ouest, par exemple.

Quand il reviendra, je ne serai sûrement plus là pour l'applaudir, mais je l'espère déjà, sans impatience.

Sceptique