Interrogée, par le journal Paris-Normandie.fr, sur le risque terroriste encouru par les établissements scolaires, la très photogénique Ministre de l'Éducation Nationale a répondu, suavement, ceci:"Nous n'avons pas attendu les attentats pour agir. Réarmer l'école, c'est y mettre des professeurs, et des professeurs formés."

Elle avait bien compris la question, puisqu'elle a repris le mot attentats. Le rempart était fait de professeurs formés, pas, "armés".

Ça fait très 1940:"la route du fer est coupée", ou "nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts!". Mais notre Ministre n'a pas l'excuse de l'affolement.

Il n'y a aucune raison de douter de la bonne prise de la rédactrice de l'article Laurence David, qui rapporte cette bordée de bêtise irresponsable, dans "La lettre de Causeur", d'hier, 8 Août 2016. Du côté des politiques, bien peu doivent être au courant. Ils sont en vacances et ne lisent pas la Presse locale.

Que peut-il lui arriver? À part une caresse sur la joue du Président François Hollande, accompagnée d'un conseil, "tiens ta langue", "Elle" fait partie des inexpugnables.

De toute façon un Ministre de l'Éducation Nationale est totalement inutile. Le Mammouth est entièrement automatisé. Son bilan viendra alourdir celui du quinquennat dans son ensemble, morts et blessés inclus.

Sceptique