C'est le parlement wallon, un parlement régional de la Belgique, qui a donné le coup de grâce à ce traité commercial entre l'Union Européenne et le Canada, dont tous les gens compétents disaient le plus grand bien. Il ne déplaisait qu'à ceux qui sortent leur révolver au mot commerce.

Si j'implique le Président François Hollande dans cet échec, c'est parce que c'est lui qui a insisté pour que ce traité soit ratifié par les parlements nationaux, et non, simplement, par le parlement européen, qui en avait la compétence. La Belgique, dont l'unité est en perpétuel sursis, disposant de trois parlements, c'est un des trois, celui de sa partie la plus pauvre, et fière de l'être, qui a barré la route à ce traité, sous les applaudissements des nostalgiques du bon-vieux-temps.

Comme le traité européen, rejeté par les français, entre autres, en 2005, et remplacé par les accords de Lisbonne en 2007, grâce à l'activisme de Nicolas Sarkozy, tout juste élu Président de la République Française, il reste une chance à ce CETA, c'est qu'il soit repris à un autre niveau, après l'élection du futur président français, en Mai 2017. La réélection surprise de François Hollande est très improbable. 

Tous ceux qui sont bien placés pour le remplacer ont une vision au moins pragmatique de l'Union Européenne, et ne doutent pas de l'intérêt d'un tel accord, dont les partenaires sont quasiment égaux en termes de puissance économique et politique.

Bien sûr, les opposants, que je définissais dans mon billet du 15 Octobre2016 (LES PETITES PEURS QUI EN FORMENT UNE GRANDE), sont toujours présents et obstinés, mais ne devraient pas retrouver l'effet multiplicateur qui a permis leur victoire. 

Ce genre d'affaire nous confronte à la faiblesse structurelle des démocraties, le plus souvent timorées et influençables. Il n'est pas nécessaire de les remplacer par des dictatures, comme certains le souhaitent, car la raison a généralement le dernier mot. 

Sceptique