Je précise la date, car la précédente participation à dette émission politique n'est pas très ancienne. L'équipe de journalistes a été modifiée, dans le sens d'un apaisement, d'un plus grand respect de l'invité, en particulier de sa parole.

Le déroulement n'en est que plus agréable, et sûrement plus efficace en matière d'information.

François Fillon, en campagne...présidentielle, tellement l'affirmation de sa victoire à la primaire est forte et assumée, profite, à bon escient, de toutes les offres de médiatisation qui lui sont faites. 

Il présente donc son programme, défend le bilan de sa fonction de premier ministre de Nicolas Sarkozy, rappelle que c'est le Président qui détermine et assume la politique suivie. Car il est encore courant , que lors de leurs interviews, les journalistes fassent semblant d'ignorer le fonctionnement de la Vème République: c'est le Président qui détermine la politique, et en assume réellement la responsabilité. "Je décide, il exécute" avait rappelé Jacques Chirac. Que ce soit contraire à la lettre de la Constitution est un fait. La réalité est autre.

C'est donc un "futur" Président qui a parlé hier. De son quinquennat.

Il est rompu à cet exercice. Les circonstances du jour ne l'influencent pas. Il dispose, de toute façon, d'une solution prête, pour chaque situation possible. Il ne s'embarrasse pas des foucades qui suivent les émotions fortes produites par l'actualité. En matière de sécurité, obsession du moment, il rappelle les dispositions légales adéquates, mais oubliées.

Il pourrait bien avoir raison d'affirmer sa confiance en son succès. Lors de la récente présentation de tous les candidats, il a été distingué par le public, reconnu comme le meilleur.

Les médias utilisant internet recueillent des commentaires, et les publient. Dès qu'il est question de la Présidentielle de 2017, des lecteurs ne tarissent pas d'éloges pour le programme de François Fillon et sa manière sobre et ferme de le présenter. Sa cote s'élève, de manière sensible.

Sa position en matière internationale, son appel à parler avec Poutine, peut mettre mal-à-l'aise ceux qui n'aiment pas la brutalité et ses méthodes. Hier, il a admis que celles du chef russe étaient inadmissibles, mais qu'il fallait en parler avec lui.

S'exprimant souvent, il met les podcasts à la disposition du public sur son site web. Mais, jamais, ça ne prend l'allure d'un matraquage, ou d'un prêt-à-penser, comme certains de ses rivaux en usent et abusent.

Sceptique