François Fillon, ancien Premier Ministre du Président Nicolas Sarkozy, passait, à son tour, hier 27 Octobre 2016, devant ce tribunal médiatique, dont j'ai déjà dit qu'il était, au moins, "pénible".

Mais, pénible ou pas, tout candidat à la magistrature suprême, doit affronter ce show médiatique et engagé. Je n'avais assisté qu'au "passage" de Nicolas Sarkozy, je me suis soumis à celui de François Fillon.

Je l'ai trouvé égal à ce que j'attends de lui. La politique, c'est vraiment un métier! Il a su défendre, comme un ensemble indissociable, sa personne "privée", assumant sa "construction" et son parcours, son honneur et sa fidélité dans l'accomplissement du contrat passé avec Nicolas Sarkozy, sa liberté après l'annonce de son renoncement à la politique, la décision de se présenter à la présidentielle de 2017, la mise en chantier de son équipe et de son programme.

Il se sent capable de remplir la tâche, de réaliser l'ensemble de son programme. Il n'envisage pas sa défaite aux primaires de la droite et du centre, n'a pas d'autre ambition. Il n'est candidat à rien d'autre, rappelle-t-il. 

Les organisateurs ont fait défiler tous les représentants de l'opposition spécifique à François Fillon. Des cheminots fiers de leurs privilèges, le syndicaliste guadeloupéen Domota, qui ne digère pas l'histoire de la conquête des Amériques, du recours à l'esclavage pour les exploiter. L'abolition, la citoyenneté, la départementalisation, de suffisent pas. L'acte de contrition et l'indemnisation devront clore le procès.

L'écologiste Noël Mamère est venu lui dire le mal qu'il pense de son programme économique, pas vraiment écologiste, c'est vrai. La représentante d'une famille homoparentale lui a reproché sa position morale, bien qu'il n'envisage aucun retour en arrière. Mais pas davantage les "avancées" réclamées. Il oppose sa clause de conscience.

Le Juge Trévidic a, par contre, approuvé ses positions en matière de sécurité, et de lutte contre le djihadisme. Mais il n'est pas convaincu par le recours aux textes oubliés visant la trahison, non révoqués et ajustables, pour François Fillon, à "l'intelligence avec l'ennemi", le "port des armes dans une armée étrangère", qui peuvent, encore, sanctionner l'engagement djihadiste". Leur débat a été franc et courtois.

Bien que les réactions, en provenance des réseaux sociaux, semblaient particulièrement favorables, la notation obtenue par la synthèse faite dans les coulisses, est équivalente aux performances atteintes par les rivaux déjà soumis à l'épreuve, Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire: 61% d'opinions favorables.

Sceptique