C'est un moment furtif à la fin d'une interview "entre deux portes ", du Premier Ministre Manuel Valls.

Il n'est question que de son déjeuner avec le Président de la République, à l'occasion duquel, la rivalité potentielle entre les deux hommes, en vue de l'élection présidentielle, a du être discutée, et réglée.

Si Manuel Valls a mis sous le coude sa propre ambition, "on" ne sait rien des intentions définitives du Président en fonction.Tiendra-t-il compte, ou non, de l'échec global de son mandat, de l'effondrement de sa popularité, des pourcentages de voix annoncés, entre 5 et 10 pour cent, au cas de sa candidature?

Acceptera-t-il de repasser par la primaire, comme l'en pressent les notables de la gauche, ou décidera-t-il de consulter directement le peuple français? Dans un cas comme dans l'autre, ce n'est pas gagné. Mais le passage par la primaire, la critique par ses rivaux, de son bilan, mis à nu, sont nettement plus risqués qu'une simple demande de prolongation.

Dans le feu des protestations de fidélité envers le Président, et envers la gauche dans son ensemble, j'ai entendu Manuel Valls prononcer ces mots:" LA FRANCE, C'EST LA GAUCHE!"

Je n'ai pu que douter d'avoir bien entendu, tellement la proposition m'a paru énorme. N'était-ce pas plutôt, "LA GAUCHE, C'EST LA FRANCE? 

Ce serait, pour le moins, partiellement vrai.

J'ai guetté la reprise de cette séquence, mais appelé à d'autres occupations, et constatant que le propos n'était ni repris ni commenté, je ne peux que mettre en cause mon cerveau. Si quelque lecteur l'a entendu, ou a entendu autre chose, qu'il veuille bien me le dire.

La vérité sort de la bouche des enfants, et parfois, échappe au contrôle des politiques "sur la selette". Quant au désir d'avoir entièrement raison, d'être approuvé à l'unanimité, quoi de plus naturel de la part d'un politique?

La pêche aux lapsus est maintenant ouverte.

Sceptique