En 2007, quand Ségolène Royal fut investie par la mini-primaire organisée par le Parti Socialiste, et se retrouva, au second tour, en compétition avec Nicolas Sarkozy, le champion de la droite, j'ai ressenti, un moment, une tentation pour le pouvoir d'une femme. Pourrait-il, ce pouvoir, corriger "naturellement" les défauts séculaires de notre société, dirigée, depuis toujours, par des hommes? 

Notre "sexisme" était millénaire. Notre monarchie, héritée de nos envahisseurs germaniques, n'avait jamais rencontré la situation d'une succession au profit d'une femme. Lorsqu'elle se présenta, les juristes du royaume "inventèrent" une "loi salique" qui écartait les femmes du trône de France. Il n'y eut que des régentes, bien encadrées.

La République resta machiste, et les femmes qui s'enthousiasmèrent pour "Elle" y laissèrent leur tête.

Après l'éclipse allant de Bonaparte au Second Empire, la République reprit la tradition royale. Les femmes n'étaient ni électrices, ni éligibles. Quand elles le devinrent, elles se heurtèrent à la forteresse mâle. Elles ne faisaient pas le poids.

Malheureusement, très rapidement, la candidate commença à remplir son bêtisier, sous forme de néologismes, ou d'affirmations aussi fausses que catégoriques. Je ne les ai pas mémorisées en détail, mais elles doivent être trouvables. De toute façon, elles m'ont vite re-placé dans la cohorte des sarkozystes*. 

L'élection de son ex-compagnon, père de ses quatre enfants, à la présidence de la République en 2012, ne changea pas immédiatement son statut politique. D'une part, "il" n'était pas seul, de l'autre, Elle avait conquis un fief, sur lequel elle régnait, la Région Poitou-Charentes. On sait, depuis qu'elle en est partie, qu'elle y fabriquait des ardoises.

Comme elle s'est entichée de l'écologisme, la nouvelle religion, elle s'est vu confier par son ex le ministère de l'Environnement, d'où elle peut persécuter les agriculteurs et les jardiniers hérétiques. Elle est soutenue par le clergé et les adeptes, armés de leurs dogmes.

Sa dernière mission était sans rapport avec l'ordinaire. Elle a représenté la France aux obsèques de Fidel Castro, le grand chef de la Révolution cubaine, à la retraite depuis quelques années. 

Comme elle n'a pas rencontré de prisonniers politiques, qu'à sa question sur ce sujet, "on" lui a répondu qu'il n'y en avait pas, elle en a conclu, et l'a dit "urbi et orbi", que Cuba était une démocratie parfaite.

Comme d'habitude, elle aurait mieux fait de se taire, et de ne pas réveiller cette pensée récurrente:"nous l'avons échappé belle!"

Sceptique

* Nicolas Sarkozy a attendu d'être Président pour énoncer quelques bêtises.