Donald Trump, 45ème Président des États-Unis, prêtera serment aujourd'hui, à Washington, D.C. et entrera en fonctions.

Ce qu'il a dit, et fait, pendant sa campagne et depuis, augure mal de la suite. Il arrive en sachant tout sur tout, et n'aurait donc rien à apprendre. Plutôt bien élu, il ne rassemblerait déjà plus que 40% d'opinions favorables (aux États-Unis). Il s'est mis à dos un certain nombre d'institutions américaines. Pratiquement, la totalité des médias.

Lui a déclaré sa passion pour trois nations du monde. La Russie de Poutine, la Grande Bretagne du Brexit, sa dirigeante, Theresa May, et Israël. Le reste du monde n'existe pas, ou ne devrait pas exister.

Il parait que d'instinct, ou par incompatibilité "mondaine", notre Président et son gouvernement ont été à peine polis avec lui. Notre diplomatie est actuellement dans une phase très sentimentale.  On n'aime pas, on dit "beurk".

On ne peut s'empêcher de courber le dos, de rentrer les épaules, en attendant les premiers actes concrets. À cet égard, notre inexistence de fait est un avantage provisoire. Angela Merckel et l'Allemagne prendront les premiers coups dirigés vers l'Europe. Leur faute? Ils font de trop belles autos, ils sont trop gentils avec ceux qui fuient la guerre et la misère.

Par son "America first", et ses autres passions, négatives ou positives, il plait à nos populistes, à ceux de l'Europe, qui partagent son dédain pour la construction fragile. Comme nos populistes, il ne fait pas le calcul des avantages que l'Union Européenne offre au monde, États-Unis compris.

La grave question qui se pose au monde entier, c'est son maintien, ou sa sortie, de la vision simpliste qu'il a du monde d'aujourd'hui. La nostalgie de celui d'hier l'emporte, les responsabilités, partagées, de celui de demain, l'ennuient, manifestement.

Sceptique