C'est un portrait, honnête, objectif, sans intention de nuire, de disqualifier. Ça fait un peu de bien dans le contexte de lynchage orchestré.

Je ne peux que renvoyer mes lecteurs à cet article (Le Monde daté du Dimanche 5-Lundi 6 Février 2017), page 11, signé Raphaelle Bacqué).

Le portrait confirme l'image donnée par les médias, une femme discrète, réservée, bonne épouse et bonne mère, instruite et cultivée, mais toute aux fonctions citées plus haut.

On s'explique ses tentatives de déni d'engagement, d'effacement de son rôle, tel qu'elle l'a livré en 2007 à une chaine de Télévision anglaise. Elle voulait, elle veut toujours, sûrement être vue ainsi. 

Pour autant, elle assume, crânement, le dévoilement brutal qu'elle a subi, de par l'attaque contre son mari, François Fillon, candidat à la Présidence de la République. Ce que d'aucuns veulent empêcher à tout prix. 

Elle n'a pas tenu le compte de ce qu'elle a fait pour son homme politique de mari. Rien, selon son avis spontané. Que son devoir d'épouse. Peut-être plus fictif à ses propres yeux, qu'à ceux qui veulent la peau de l'intrus dans le jeu réservé.

Elle ne demandait sûrement pas qu'il la rémunère, qu'il lui assure par un contrat en bonne et due forme, une sécurité financière, des droits à une retraite personnelle. Comme ses censeurs ne lui trouvent pas un autre salarié, qui a fait le travail, si ce n'est pas elle?

Il ne faut pas demander à ce milieu du respect. IL dérange, donc, ELLE dérange. Le bail de l'Élysée, pour la période 2017-2022, était signé au profit de François Hollande, par défaut à Manuel Valls.

L'irruption de François Fillon, plus coriace qu'un Nicolas Sarkozy ou un Alain Juppé, n'était pas au programme, subitement bouleversé le 27 Novembre de l'an dernier.

La décision finale reposera finalement sur les électeurs, qui seront consultés dans les délais. Elle peut être anticipée par une décision de la justice, appelée en renfort. Il semblerait que les textes en vigueur ne lui apportent pas d'argument décisif. C'est pour cela que les pressions populaires ont un intérêt. Mais si "on" n'y cède pas, il faudra attendre le vote d'Avril-Mai, avec patience. C'est ce qui manque le plus à ceux qui ont monté ce coup, car le temps ne travaille pas que pour eux.

Sceptique