Au lendemain d'un rassemblement fervent des partisans de François Fillon, estimé par la police à quarante mille personnes, nombre qu'il est honnête de retenir, car ses méthodes sont plus fiables que la pifométrie, la situation est restée claire dans les deux camps.

François Fillon s'est senti encouragé, il a pu s'exprimer, il a maintenu sa candidature, légitimée par la primaire de Novembre 2016.

Du côté des Républicains et des Centristes, on reste dans le désaveu, et on prépare fiévreusement un plan B, prévoyant de soutenir Alain Juppé à la place de Fillon....qu'ils ne veulent plus soutenir.

Indépendamment du refus inflexible de François Fillon, revigoré par son succès populaire, je persiste dans mon jugement d'une telle manoeuvre. L'esprit de la présidentielle, c'est le choix d'une personne, pas d'un parti. La primaire de Novembre 2016 a livré un résultat clair.

L'attaque coordonnée du Canard Enchainé et du PNF trahit la préméditation des profiteurs de la manoeuvre. Les "soupçons" et les "condamnations" ont été simultanées. 

Au lieu de se dresser face à l'attaque, de défendre l'honneur de leur candidat, les notables républicains ont préféré capituler, "dans leur tête", donner crédit à l'accusation, et faire une croix sur leur collègue diffamé. La présomption de culpabilité a été préférée "de facto" à celle de l'innocence.

Dans le fond, les véritables sentiments ont été libérés, les cerveaux reptiliens ont pris le dessus. L'éviction de François Fillon, c'était une place pour un autre! Comme les néo-encéphales des champions médiatiques ont, eux, saisi l'opportunité de "se faire" le probable futur président de la République, désigné par une droite redevenue majoritaire, mais haïe, le procédé a été approuvé à l'unanimité.

Une nouvelle logique s'est construite, étayée par quelques maladresses du candidat Fillon dans sa défense...candide!

Mais "ça" le faisait tomber de haut, et, dans ce sens là, l'alpinisme qui a été un de ses sports favoris....n'est pas drôle.

L'attaque juridico-médiatique a été menée au galop, enquête préliminaire, auditions, perquisitions, déconciations complémentaires, la famille Fillon ne pouvait appartenir qu'à une mafia provinciale. Du gibier de potence pour tous les bien pensants de l'hexagone. L'annonce publique d'une mise en examen solidement étayée est venue clore le premier chapitre. Toujours "candide", le candidat a fait savoir qu'il répondrait à la convocation, passant avant sa campagne. Et toujours un défaitisme militant Rue de Vaugirard. Un jugement frappait par sa concision:"La droite allait perdre une élection imperdable". Un effet boeuf, saignant!

Mais comment faire? Contre-attaquer, ou "chercher son salut dans la fuite"? Fillon, tout en se défendant mal, ne fuyait pas. Impatients, ce sont les fidèles de la onzième heure qui ont commencé à s'éclipser. Ces derniers jours, ce furent quelques ouvriers de la première. Un coup dur. Mortel?

Eh bien, non!Pendant que les copains LR peaufinaient leur plan de remplacement du candidat, Fillon en appelait au peuple, le convoquait à une manifestation de soutien, mais y répondait d'avance. "Je serai candidat".

On en est là. Réconforté, Fillon s'obstine, défend son droit. Tandis que LR reste pessimiste et maintient sa pression sur le candidat investi.

À suivre....Que dire de plus? 

Sceptique