Alain Juppé a tranché. Il ne se voit pas en sauveur, en rassembleur. Il sait bien que s'il s'expose, comme tout candidat à la présidence de la République, il se verra attaqué sur son passé judiciaire (un sacrifice pour son chef). 

Il aurait pu éviter de cracher sur son rival, d'où vient tout le pataquès. Mais sa sagesse sera bénéfique.

Sa décision ferme a ramené les rêveurs à la réalité. Réunis en Comité politique, ils ont abouti à une conclusion réaliste: soutenir sans faille, sans tergiversations, François Fillon, désigné par une primaire éloquente, le défendre contre une attaque qui ne doit rien au hasard, rien à une obsession pour les finances publiques. ELLE est trop belle pour être politiquement honnête.

Que les Républicains de tous grades n'aient pas fait bloc, n'aient pas défendu, bec et ongles, leur candidat, a été le point faible de ces semaines terribles. Un peu plus de paranoïa n'aurait pas été inutile.

Le "boulevard" offert à Emmanuel Macron, le "chouchou" des médias et de l'Élysée, principal concurrent de François Fillon, était on ne peut moins "raisonné". Il aurait même du être soutenu par les Républicains, dans la dernière phase de l'élection, contre Marine Le Pen.

Il y a assez de talents, à droite, pour tenir tête aux divers adversaires ou concurrents. Sûr de ses arrières, François Fillon pourra soutenir, l'esprit plus libre, le débat d'idées. Une vraie cohésion, sans arrières pensées, rassurera les électeurs, les libérera de leurs doutes.

À suivre, pas à pas, bien sûr. Un obstacle a été levé. Il y en aura d'autres. La Hollandie a des réserves.

Sceptique