Le bouillonnant nouveau Président des États-Unis se voit contré, humilié, aussi, dans cette partie du monde que nous appelons l'Extrême-Orient, mais qui, pour les États-Unis, est leur Occident. Pas "proche", mais constituant, depuis près d'un siècle une "marche", d'où peuvent provenir des menaces sérieuses.

Depuis les années 1950, les deux Corées, nées de la deuxième guerre mondiale, ont une frontière qui concerne autant les américains qu'elles-mêmes.

Et ce, par la volonté exclusive de la Corée du Nord, communiste depuis son baptème, en 1945, jusquà nos jours.

La Corée du Nord a attaqué celle du Sud en 1950, l'a presque totalement conquise, et n'a été contenue puis repoussée que grâce à une intervention américaine, décidée par Truman, malgré le degré avancé de la démobilisation des armées américaines. La supériorité aérienne des États-Unis lui a donné le temps nécessaire pour reconstituer ses forces.

Le bras-de-fer, très meurtrier, de part et d'autre, semblait se diriger vers l'anéantissement de l'attaquant, la Corée du Nord, quand la Chine est venue au secours de son turbulent "coreligionnaire". L'invasion nord-américaine de la Corée du Nord a été stoppée, puis, au prix fort, celle de la Chine, et c'est sur les bases d'un retour à la case départ, le 38ème parallèle, qu'un armistice a été conclu. Il n'y a, en fait, pas de paix entre les deux Corées et leurs protecteurs respectifs, en ce lieu précis, la péninsule coréennne.

La Corée du Sud, devenue prospère, préférerait une paix durable. Mais son ennemi du Nord ne semble pas renoncer à sa conquête et à sa mise au pas idéologique. Comme "elle" ne le peut pas le faire par les moyens "classiques", la Corée du Nord s'est tournée vers le nucléaire militaire, au niveau, espéré, le plus haut, permettant l'anéantissement des États-Unis en même temps que celui de la Corée du Sud. La réplique ne semble pas imaginée.

Nous ne pouvons qu'avoir du mal à saisir la logique du dictateur nord-coréen. Le déclenchement, même limité, du feu nucléaire, devrait être suivi d'une anéantissement mutuel des puissances nucléaires mondiales. On voit mal par qui et comment il pourrait être empêché. 

Pour le moment, la Corée du Nord n'a pas mis au point les vecteurs nécessaires aux engins nucléaires, mais elle multiplie les essais provocateurs. Ça laisse de marbre la Russie de Poutine, et le leader chinois, en première ligne, affiche plus d'émotion face à la mise en place de protections anti-missiles américaines, que pour les provocations de son protégé. "Il" a le cynisme d'objecter que ces dispositifs gêneraient l'usage des ses propres missiles balistiques, s'il en avait besoin, ou envie.

Je ne pense pas que Donald Trump s'attendait à ça!

En un autre point du monde, l'Afghanistan, les amis bien-pensants des États-Unis sont en difficulté face au parti religieux. Il va peut-être falloir y retourner en force!

Le négationnisme, ce n'est pas réaliste!

Sceptique