Je redoutais son élection, je ne pouvais y croire, et, comme beaucoup de monde, j'ai été surpris et attristé par son succès. À un poste d'un tel niveau à l'échellle mondiale, même un non-américain peut craindre d'avoir à en souffrir.

J'espérais, après avoir assisté à ce que les médias ont pu diffuser de son entretien avec le président sortant, Barack Obama, qu'avec les précieux conseils de son prédécesseur, que j'estimais beaucoup, il ne ménerait pas la politique inquiétante qu'il avait annoncée.

Mais il a retrouvé "le poil de la bête", très rapidement, et dès sa prise de pouvoir, il s'est montré comme il s'était annoncé.

Je n'userai pas d'adjectifs. C'est une catastrophe, au jour le jour, au futur. Il n'a pas changé, il n'appréhende toujours pas la dimension mondiale de son pouvoir, de ses responsabilités. La sagesse a émigré. Les États-Unis et le monde vont ils tenir deux ans, la durée qui le sépare d'un verdict électoral.

Sa popularité est sur la pente descendante, ses décisions concernant l'immigration sont régulièrement bloquées par des juges à la compétence nationale. Ceux de la Cour Suprême, y compris le dernier, qu'il a choisi lui même, veillent à ce qu'il ne touche pas à la constitution, texte sacré du pays.

L'administration ne lui obéit pas, ou fait semblant, la presse, qu'il déteste, s'informe dans son dos, et informe de même les citoyens américains.

Il n'est question que des collusions avec les représentants de Vladimir Poutine pendant la campagne électorale, qui font désordre.

On a évoqué, dès l'élection du Président Trump, les procédures d'empêchement. Très compliquées, en fait. Il semble plutôt qu'il va se heurter à la résistance du congrès, républicains compris, ou, même en tête de l'attaque, contre le peu de projets raisonnables qu'il annonce. Les congressistes conservateurs le sont encore plus que lui!

Une description plus précise de la situation créée par la présidence de Donald Trump, fait l'objet d'un article du site Telos (lien avec mon blog), signé Antoine de Tarlé. J'en recommande la lecture.

Sceptique