Il pourrait servir de modèle à une représentation de Saint Sébastien, car sa personne a été traversée par plus d'une flèche, et ça pleut toujours. "Même pas mal!" semble-t-il dire, à chaque tir.

De son programme, on ne connait que quelques préoccupations majeures, et très orthodoxes. Réduction du déficit....donc de la dépense publique, réduction du chômage, par réduction des ponctions sur les entreprises.

Moderniser notre économie en portant les efforts d'investissement sur les formes les plus modernes de l'industrie. Utiliser le levier de la liberté d'entreprendre, dégager leur parcours d'un maximum d'obstacles, en tournant le dos au sport préféré de notre administration.

À l'international, tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil, mais il faudra le prouver.

"On", guette ses bêtises, et, c'est vrai, il en dit de temps en temps. S'il sait beaucoup de choses, comme tout le monde, il ne peut pas tout savoir. Et il semblerait qu'il parle plus vite que son ombre.

"On" l'accuse d'être responsable des fautes et des insuffisances de son mentor, le Président François Hollande. Notre constitution, "présidentielle" ne cherche les responsabilités qu'au sommet de l'État, le Président de la République.

"Être" SA créature implique, pour certains, qu'il en sera la copie, le clone. Tel père, tel fils? Heureusement, dans certains cas, ou malheureusement, dans d'autres, ce n'est pas toujours vérifié.

La paternité en question n'est qu'une confiance bien placée. Mais la réciproque n'a pas tenu ses promesses. Le fils adoptif a poussé ses désaccords jusqu'à la rupture polie, mais ferme*. À force d'être déçu, il s'est dit que Lui ferait mieux, et il a repris sa liberté. Mais pas pour n'en rien faire.

Les partis politiques sont des nébuleuses. Tous. Se tenant en équilibre par celui des forces qui les traversent, structurées par les astres les plus lourds. Le fils prodigue s'est éjecté de la Socialie, et, autour de lui s'agglutine la Macronie. Qui ne se sent pas obligée par son origine. 

Plus elle grossit, plus elle aspire des éléments de la nébuleuse socialiste, privée, elle, de son principal élément lourd, . Au fil du temps, il a perdu de la matière, tandis que de nouveaux astres en phase de grossissement lui font maintenant concurrence. La Socialie se désintègre. Les tempêtes(et les doutes) qui la traversent accélèrent  les pertes. Ce qui en restera ne pourra plus s'appeler le Parti Socialiste.

Que se passera-t-il, dans quelques semaines, lors du premier tour du scrutin? Il est vraisemblable que trois candidats se partageront les trois premières places: Marine Le Pen, François Fillon, et Emmanuel Macron. Un autre équilibre n'est pas prévu. Seul leur rang importera. Seuls les deux premiers participeront au deuxième tour. 

Qui devrait être un duel, dans l'état actuel des pronostics, entre Marine Le Pen et un des deux autres, Fillon, ou Macron. Aucun pronostic n'est possible, n'est valable.

Aux résultats!**

Sceptique

*La "révolte contre le père" est l'acte essentiel, celui de devenir "sujet", de l'histoire d'un homme.

**Les sondages indiquent une probabilité, pas une certitude. Aucun n'a de valeur absolue

 

Note du 29 Mars 2017: Emmanuel Macron est intervenu, hier soir, pour commenter les ralliements qui affluent, en particuier en provenance du Parti Socialiste. Il a insisté sur l'absence de droits qui s'associait à ces ralliements, dont on sent bien qu'il les juge opportunistes, sans doute, même, encombrants. Il entend bien garder sa liberté de choisir ceux et celles, surtout, qui composeront la majorité dont il aura besoin.

Il ne m'est pas du tout apparu comme une créature de François Hollande. L'a-t-il jamais été? Le sentiment de possession ne serait-il que l'illusion du Président de la République, qui l'a distingué?