C'est une manie de nos démocraties, un gage d'authenticité, finalement. Les pouvoirs qui bourrent les urnes, ou qui n'en abusent pas, n'ont pas ce souci: "de quoi les urnes seront elles remplies?"

En ce moment, à l'approche du premier tour de la présidentielle, nous en sommes assommés. Cinq ans d'une majorité politique devraient logiquement laisser la place à la majorité contraire, mais voilà que nous n'en sommes plus sûrs. 

La Gauche de François Hollande ne serait pas allée assez loin. Malgré le supplément de chômeurs, le supplément de déficit, la gauche qui en veut plus encore (de chômeurs, de déficit), semble faire son beurre de cet espoir.

Elle pourrait, en la personne de Jean-Luc Mélenchon, se confronter à la solution nationaliste au deuxième tour. 

Quelle perplexité pour ceux qui ne veulent, ni de l'une, ni de l'autre. Ils pourraient avoir à trancher. Ou à constater leur mise hors jeu de la compétition.

Les optimistes s'appuient sur les mensonges répétés des sondages, pour consolider l'hypothèse contraire: une revanche saine, et sûre, de l'actuelle opposition.

Sceptique