François Fillon n'a encore, ni gagné, ni perdu, la place indispensable, de N°1, ou de N°2, au premier tour. Il est normal qu'il ne fasse pas la fine bouche, à l'annonce de ralliements sur son nom. En raison de ses réserves sur la loi Taubira (le Mariage pour tous, et ses prolongements juridiques) il s'est attiré la sympathie, susceptible d'être réciproque, d'un élément de l'opposition à cette loi, se nommant "Sens Commun".

Le candidat à la Présidence de la République n'a jamais affiché d'intention de revenir sur les lois "sociétales", s'affranchissant des réticences naturelles des religions. Celles-ci s'appuient sur la sacralisation d'une nature créée par un Dieu, et confié à une créature privilégiée, dôtée d'une âme, survivant au corps, et ayant à répondre de ses actes* dans l'au delà, l'homme.

Si François Fillon ne mélange pas l'homme privé et l'homme public, il fait ses comptes de voix, provenant de divers horizons, et il réfléchit aux formes de sa gratitude, expression de son intérêt politique bien compris. Ainsi, à la question, posée par un perfide possible, "prendrez-vous un ou des représentants de "Sens Commun" dans votre gouvernement?", il a répondu, avec les risques que tout propos comporte, "pourquoi pas?"

Ce qui aurait provoqué une réaction d'Alain Juppé, rival malheureux et loyal soutien, "si "Sens commun" participe au gouvernement (désigné par François Fillon, Président), je ne le soutiendrai pas**.

Je ne pense pas que cette réserve d'Alain Juppé chagrinera profondément le candidat des Républicains, d'autant moins qu'elle postule sa victoire. Dont il compte bien, faire ce qu'il veut.

Sceptique

*Toutes les religions sont d'accord sur ce point: la possession d'une âme implique une responsabilité individuelle, dont le défunt aura à répondre.

**Cette réaction serait une invention d'un journaliste....ou de quelqu'un d'autre, aussi mal intentionné. Le PNF n'a pas encore ouvert d'enquête préliminaire.