Je rappelais, dans mon billet d'hier, la répétition de l'issue fatale de la totalité des conflits sociaux survenant dans la ville d'AMIENS.

J'avais écrit "quasi totalité". Mais j'ai été pris d'un doute. Je n'avais aucun souvenir du sauvetage d'une entreprise en difficulté, à la suite d'une négociation "normale". Si un lecteur informé peut m'éclairer, qu'il n'hésite pas à le faire. 

Quand même, évoquant les échanges entre les leaders des grévistes, le Courrier Picard titre "DIALOGUE DE SOURDS". L'auteur de l'article ne semble pas s'en émouvoir, s'en inquiéter pour l'avenir.

Par définition, un dialogue de sourds n'aboutit à rien. Pour le représentant des propriétaires, l'affaire est faite. Les fabrications seront transférées à Lodz, Pologne. Ce qu'il ne veut pas lâcher, c'est la production de l'usine avant la grève, qui a une valeur à la fois marchande et contractuelle. Elle a été commandée par un client, qui ne la paiera qu'à la réception. La défaillance de l'usine justifiera un dédit, et le départ du client vers un autre fournisseur.

Si tout se passe comme jusqu'à maintenant, l'usine amiénoise de Whirlpool sera fermée et abandonnée. Je rappelle qu'elle n'a plus de valeur comptable. Encore une de moins, dira-t-on.

Il y a cinq ans, les chefs des grévistes auraient rêvé, comme ceux de Florange et de Grandange, d'une nationalisation, demandée par le Ministre Montebourg. Mais refusée par le Président Hollande, qui devait avoir des raisons. La première étant, que nulle part au monde, une usine nationalisée ne tient financièrement la route. Même un État peut souffrir d'une anémie. "Il faut bien mourir de quelque chose" disent les blasés.

Sceptique