Mon point d'exclamation essaie de représenter la mauvaise surprise du Président, passé par les étapes conseiller, puis Ministre, avant de parvenir, d'un dernier bond, à la Présidence de la République. 

Il s'est fait une idée très personnelle de la fonction de député, et a le désir sincère de la déprofessionaliser, contre la tendance lourde, observée depuis les premiers temps républicains.

La politique est devenue un métier, appris solidement "sur le tas", à partir de bases favorables, comme des études de droit, ou des plus générales, d'un niveau suffisant. Les diplômés en sciences politiques, formés par l'Université, ou quelques "écoles" dédiées, ont un avantage certain. Il faut pouvoir répondre aux questions des électeurs, ou traiter leurs sollicitations.

La qualité des politiques tient aussi à leur désir de servir la chose publique, en passant par les niveaux de l'organisation de la République. Le premier vraiment sérieux est celui de maire, responsable d'une commune.

En ces temps de renouvellement total de la classe politique, il faut que le peuple se voit offrir un bon choix, et les partis politiques portent une attention intéressée aux investitures. Que leurs candidats aient des chances d'être élus, et les capacités de s'y maintenir. Ils seront, aidés, soutenus, encadrés, mais si possible, bien choisis. Comme ils seront critiqués, la solidité de leurs nerfs sera précieuse.

Ce "curriculum vitae" doit s'appliquer aux hommes et aux femmes de tous âges qui se sont ralliés avec passion au jeune prodige .

"IL" doit maintenant trouver parmi eux un minimum d'hommes et de femmes capables d'inspirer confiance aux électeurs, et à lui même, leur chef. Je ne suis pas surpris d'entendre qu'IL aurait du mal!

En même temps, IL est assailli de demandes d'élus de tous rangs, se ralliant opportunément à lui, et en situation de se soumettre au jugement de leurs électeurs** Son onction aurait du poids pour l'élu en renouvellement, mais moins sûrement pour LUI, pour la fidélité qu'il est en droit d'attendre. En raison de l'urgence, de l'improvisation, le contrat est plus fragile.

Un cas illustre le dilemme, celui de Manuel Valls, premier ministre inamical et jaloux, mais victime de ses erreurs de tactique, et que la Raison a ramené au trublion, devenu, haut la main, Président de la République.

Le tout jeune président va-t-il prononcer la parole salvatrice de son ex-supérieur? Les demi-soldes de la Hollandie retiennent leur souffle.

Il faut se représenter que ces "suspenses" sont au nombre de 577!*

Sceptique

*Sans compter celui du Premier Ministre.

**Les adversaires naturels de la Hollandie sont tentés de rester ceux de la Macronie. Ils voudraient donc ne rien devoir au Président, qui lui, par contre, serait quelque peu leur obligé. Ils voudraient  former une opposition capable de le neutraliser!