En ces temps de changement de Président et de déclaration des revenus au service des impôts, la question de la part de l'État prend une acuité certaine.

On sait que le quinquennat de François Hollande s'est caractérisé par une inflation des dépenses et des prélèvements de l'État, et qu'en contrepartie, la situation de la machine à sous a continué de se détériorer, par défaut de "matière première", la quasi stagnation de l'activité économique, du niveau de vie, et une hausse irrésistible du chômage. De plus, comme à la fin du précédent quinquennat, les faillites d'entreprises, tenues secrètes par consentement mutuel, se multiplient.

Du côté des victimes, et de leurs défenseurs, la compréhension du phénomène n'a pas évolué. Elle est pétrie d'ignorance. "On" ne veut pas voir d'où vient le mal.

Le nouveau Président, fraichement élu, ne dispose pas encore du pouvoir. Le Président François Hollande et ses ministres le tiennent encore, et le chauffent au rouge. Il ne faudra pas que son successeur s'y brûle.

Heureusement, la machine à sous de l'État fonctionne....parfaitement. Malgré le mauvais esprit qui l'environne.

Il, le mauvais esprit, a imaginé d'en accentuer l'aspect persécutif, par l'adaptation forcée du prélèvement à la source. Il y a des pays qui le pratiquent depuis toujours, à la satisfaction des citoyens. Qui n'ont pas à se plaindre de mouvements intempestifs et de grande ampleur des sommes demandées. 

C'est tout le contraire, depuis toujours, en France. On y observe des bouffées de boulimie étatique, et des hausses nécessaires à sa satiété, toute relative. L'économie des ménages, et l'économie marchande, subissent un coup d'arrêt, avec ses conséquences sociales, et il faut que l'État fasse marche arrière.

Deux préjudices "agrémentent" le projet concocté par le quinquennat qui s'achève: une année comptable escamotée, dont le montant nul devra être subi par le gouvernement à venir, la mise à la charge des employeurs et des caisses de retraite de la collecte, par ponctions sur les salaires et les pensions, et leur reversement à l'État, sans un centime pour le travail effectué. 

Le système est tellement kafkaïen, que, pour ne pas compromettre la réélection du Président Hollande et celle de ses parlementaires, il devait être mis en route, ou à la poubelle, par le nouvel élu, si ce n'était pas le bon. L'hypothèse pessimiste était une alternance au profit de la droite. Elle devrait l'appliquer, avec le préjudice financier et moral attendus, ou faire redémarrer le système en cours.

Le phénomène Macron, qui a créé une surprise, a en même temps rassuré. Son créateur, bien élu, n'est pas réputé tracassin, au contraire. Mais le Secrétaire d'État au budget s'est empressé de signer les décrets d'application du futur système. Le nouveau Président pourra empêcher sa réalisation, à laquelle les employeurs de tous niveaux sont très hostiles. Or, justement, "il" voulait éviter un nouveau débat budgétaire dans la foulée de son élection, à laquelle il manque encore une majorité parlementaire "sur mesure", la partie la plus difficile de cette présidence, prometteuse, mais menacée par diverses mauvaises surprises. 

Les marches de l'Élysée ont été soigneusement savonnées. C'était pour Fillon, mais finalement "ils" ont préféré l'empêcher. "Ils" ne s'attendaient pas à voir débouler l'invraisemblable Macron. Il faudra qu'il fasse gaffe quand il le descendra, "pour aller au charbon"!

Ainsi va la France!

Sceptique

*J'avais une envie de vocabulaire argotique, fleuri et imagé. Fric ne nécessite pas un dictionnaire spécialisé.