Sa réalité est invoquée par Antoine de Tarlé, dans un article très récent sur le site Telos. François Fillon s'en réclamait, comptait sur lui pour le porter à la Présidence de la République. Cet électorat, évalué par Antoine de Tarlé à 15% de l'ensemble,  a-t-il compté réellement dans le score de François Fillon au premier tour?

J'ai suivi, le mieux possible, les commentaires des lecteurs du Point, postérieurs à la mise sur la place publique des faits reprochés à François Fillon.

Des rejets, parfois violents, brûlant l'homme qui avait été adoré, étaient, il me semble, moins nombreux que les affirmations de fidélité, essentiellement motivés par le projet de redressement économique et de l'emploi de François Fillon. Chiffré et bien expliqué, il inspirait une confiance qui balayait les reproches suggérés par le battage médiatique.

Malgré tous ses efforts, François Fillon n'a pas repris tous les points perdus à cause des poursuites qui troublaient ses partisans, et n'a pas franchi le premier tour. Il s'est retiré de la vie politique, et a conseillé à des électeurs de voter pour Emmmanuel Macron. 

Le "péché" n'est pas, à mon avis, la principale cause de son échec. Le défaut de fidélité des Républicains, la longueur de leurs dents, ont bien davantage compté. La sensibilité catholique aux aberrations qui résultent du "mariage pour tous" n'a pas ce poids dans l'opinion. Les aberrations sémantiques que pointe Fillon dans la loi Taubira, semblent laisser indifférents les français. Cela fait plus de cinquante ans que le choix des mots est privé d'importance par les faiseurs d'opinion. À part les pinailleurs, qui se raréfient au profit des ignorants, qui va se gendarmer pour des "cuirs"?

Quant à celui qui a conquis le titre envié de Président de la République, son passage chez les jésuites ne semble pas l'avoir imprégné de religion. Il est simplement tolérant, appliquant le principe politique, "être le président de tous les français".

La laïcité tient bien sa place dans l'esprit des français se réclamant du christianisme, ancestral, mais réduit à un "principe de précaution".

Sceptique