Emmmanuel Macron ayant été clair, sur ce sujet, pendant sa campagne, personne ne peut prétendre ignorer sa volonté de débloquer notre rapport au travail, d'un péjoratif paralysant.

Les partis politiques "franchement" à gauche, nos principaux syndicats, en sont toujours à la mythologie marxiste de l'exploitation de l'homme par l'homme, d'un rapport spontanément "esclavagiste" entre l'employeur et le salarié, qui n'irait pas loin s'il n'était que cela. 

Il est vrai que le contrat est bilatéral, qu'il crée, "normalement" des obligations réciproques, dont une partie est "non dite", car elle va "de soi".

Si le salarié remplit ses engagements "par dessus la jambe", si l'employeur paye "au lance pierres", ou "avec des élastiques", il y a nécessairement conflit.

Mais, de nos jours, les crises qui atteignent les rapports de travail ont leur source principalement dans les revers de fortune de l'employeur, défection lourde d'un client, ou perte de compétitivité sur le créneau occupé par l'entreprise. À cet égard, l'ouverture des marchés, si elle a créé des opportunités d'élargir la clientèle, d'augmenter, la production, le chiffre d'affaires, la rentabilité, expose une entreprise locale à la concurrence d'autres, présentant des avantages d'offre, en volume, en qualité, ou en prix.

Si l'effet global de l'ouverture des marchés est favorable pour la clientèle, il soumet les entreprises et leurs personnels, à des contraintes nouvelles, qui doivent être absorbées par les deux parties. C'est souvent sur ce point que des conflits naissent.

En France, l'évolution des idées, et leurs conséquences sur l'encadrement législatif du travail, a abouti à vouloir à tout prix mettre les salariés à l'abri des réalités de l'économie de marché. Il appartient à l'entrepreneur de faire en sorte de séparer strictement ses résultats et ses obligations, contractuelles et légales, envers ses salariés.

L'issue habituelle de ces situations est la faillite de l'entreprise, ou son déménagement vers des lieux plus vivables. Parmi les solutions politiques les plus en faveur dans l'opinion, il y a "l'interdiction de licencier", l'indemnisation massive des victimes, la fermeture des frontières et l'arrêt des échanges internationaux, dans le "mauvais sens"(importations). Personne n'a jamais constaté que ces "réflexes" arrangeaient la situation.

Mais ce négationnisme global a pris les traits d'une religion, dotée de son clergé et de ses évêques. Il n'y a plus de pape depuis longtemps, mais les schismes restent pacifiques, le cohésion se refaisant contre l'ennemi commun.

Les politiques ont le mauvais rôle. Ils ont la mission de recueillir et d'analyser tous les "paramètres" de la situation économique créée, et d'en déduire des solutions. Toutes font scandale, qui brise les téméraires qui les défendent. Les autres, apeurés, restent aux abris. Régulièrement des héros se dégagent de la masse des croyants, et attaquent franchement la religion, responsable de tous les maux.

Emmanuel Macron, élu Président de la République, fait partie des héros potentiels. Il n'a pas caché sa volonté de faire sauter ce mur qui nous sépare du reste du monde. Son élection par les deux tiers des votants, indice d'une prise de conscience des impasses par les fidèles, n'a malheureusement pas troublé le clergé de la vraie religion. "Il" entend s'opposer par tous les moyens au changement, non explicité, mais deviné.

Les prédicateurs ont déjà annoncé en chaire, les processions et les bûchers purificateurs. Jusqu'à maintenant, ils ont été efficaces, ils ont empêché les réformes, ou les ont réduites à un minimum, sans effet réel.

Mais cette fois ci, le silence du Président, les bons pronostics des législatives, indiquent que le bras de fer est toujours en cours. Après des années de Présidents bavards, et exposés, de ce fait, le silence souriant de Macron fait jaser dans tous les sens, selon les désirs des analystes.

Wait, and see!

Sceptique