Il n'y a pas, dans la presse des dernières vingt-quatre heures, de sujet ou d'évènement, que je n'aie déjà eu l'occasion de traiter. Le monde est toujours aussi affligeant, dominé par la haine et la bêtise, réciproques et donc également partagées. Quelques goinfres exceptés, qui augmentent leur part.

Cette conjonction s'est déjà produite, à deux reprises assez proches, et s'est résolue sous la forme d'une empoignade mondiale. Deux guerres mondiales, sans guérir tout le monde du goût du sang, ont permis l'édification de garde-fous, que ne franchissent que...les fous. Sans le vouloir, ils alertent  les autres, qui ne les suivent pas.

Mais pour combien de temps? 

Malgré la commodité de quelques abcès de fixation, remarquablement stables dans le rôle, à tout instant on ne peut jurer de rien, car il y a toujours un dirigeant qui s'ennuie, et se distrait en mettant le feu à des pétards.

Ils sont imités par des petits chefs qui s'en croient. Ils ne font que du bruit. Mais comment dormir tranquilles?

Une méthode pouvant faire espérer une prévention par la raison, la connaissance de l'histoire, met sous notre nez ses échecs répétés. Au contraire, sa connaissance pousse les peuples à réparer la leur, par une nouvelle guerre. Un facteur aggravant est l'invocation du ciel, d'où nous serait venu le bonheur d'exister, et d'où nous viendraient les sanctions, qui nous font chercher la faute.

Pourrions-nous trouver une solution dans l'ignorance? A-t-elle quelque chance de se faire universelle? Comme elle ne peut s'apprendre, il faudrait un temps fou pour parvenir à une connaissance zéro de l'humanité! Combien de trahisons, combien de savoirs clandestins, bouleverseraient les sociétés, leurs équilibres internes, et externes? Non, à voir le mal que peut faire l'ignorance partielle, il ne faut rien espérer de ce côté. Il vaut mieux continuer ce que nous essayons de réaliser depuis moins de deux siècles, instruire tous les hommes, plus souvent de force que de gré.

C'est tout pour aujourd'hui!

Sceptique