Entre la jalousie, et le dépit, le triomphe des partisans du Président fait siffler les serpents. Ils se voient déjà contraints au silence, mais aussi, "raides comme passe-lacets".

Ce n'est pas la mouise qui les tracasse le plus, mais le pouvoir que promet une telle majorité. En principe, dans une démocratie, on ne devrait pas s'en plaindre. La nôtre a connu des "chambres introuvables", et a survécu. Celle de fin 1968, dès l'accalmie obtenue par le pactole déversé, n'a pas réussi à rassurer complètement le Général Président. Qui, pour être sûr, a rejoué le pactole sur le tapis redevenu vert, et a tout perdu (de son point de vue, exigeant).

On peut imaginer que la leçon a été retenue, et que notre jeune surdoué de Président ne se laissera pas enivrer par le magot ramassé.

Je relisais tout à l'heure un de ses tracts de campagne présidentielle, qui trainait sur mon bureau, et je retrouvais sa simplicité et sa concision d'alors. 

Si Mélenchon craint le temps long, on ne va pas pleurer avec lui. Car ce n'est pas LUI qu'on choisirait (en majorité), s'il fallait recommencer.

Dès qu'il y a crise, d'où qu'elle vienne, nous pouvons constater la solidité de nos institutions. Bien défendues, elles ne sont pas à la portée de n'importe quel prédateur. D'ailleurs, si elles sont si désirées, elles le doivent à leurs qualités. Elles ne sont pas faciles à reprendre, comme à prendre.

Nous avions besoin d'un commandant de bord, après cinq ans d'errance, et un équipage épuisé par le mal de mer.

Pourquoi le Vendée-Globe aurait-il l'exclusivité de ce service?

Sceptique