Le régime nord-coréen était tout heureux d'avoir pu mettre la main sur un visiteur ennemi, un étudiant, qui s'était permis de mettre dans ses bagages une affiche exposée dans son hôtel.

Condamné à quinze ans de travaux forcés, il est resté au secret, jusqu'à ce que, brusquement, "IL" le libère, et le renvoie dare dare par avion sanitaire, vers son pays, les États-Unis.

En effet, le travailleur forcé n'est plus bon à grand chose. Il est dans le coma depuis un an, à la suite d'une toxi-infection botulique.

Celle-ci, liée à la consommation de nourriture avariée, commence par des paralysies diverses, pouvant affecter la respiration. Ce sont très certainement les lésions cérébrales irréversibles créées par l'hypoxie, qui ont plongé le jeune homme dans ce coma. Cet état est définitif jusqu'au décès, que les moyens de compenser les fonctions naturelles perdues, reculent "indéfiniment".

Il ne faut donc pas qualifier cette "restitution" de "libération". Otto Warmbler est définitivement privé de sa liberté, car prisonnier de la bêtise et de l'inhumanité de son geolier, Kim-Jong-Un.

Le contentieux entre le monde et le régime de la Corée du Nord est bien plus vaste que cette affaire symbolique. Protégé par les puissances communistes, en force dans ce secteur, le petit dictateur utilise son temps et son argent à essayer de fabriquer des bombes atomiques et des fusées pour les transporter jusqu'aux Amériques, où règnent ses ennemis jurés. "Étonnant, non?"*

Personne, d'un bord, ou de l'autre, n'a envie de suivre Kim Jong Un dans sa folle équipée, mais du côté de ses protecteurs "institutionnels", la pression permanente exercée par "l'idiot utile" semble servir à quelque chose. Mystères de la pensée!**

Sceptique

*Un précieux legs de Pierre Desproges.

**Dans les années 50, un philosophe russe, Ignace Lepp, transfuge dans le monde libre, nous expliquait la "morale" du communisme: est moral ce qui contribue à la victoire du prolétariat, est immoral ce qui la retarde.

 Note du 20 Juin 2017: Le décès du jeune homme a été annoncé ce matin (La Presse, de Montréal). Les examens d'imagerie cérébrale ont confirmé les lacunes attribuables à l'hypoxie. Due aux paralysies respiratoires, peut-être aggravées par un sédatif inapproprié. 

Bref, du n'importe-quoi à tous les stades de la capture du jeune étudiant. 

Ce régime devrait être mis au ban du monde. La lâcheté des états, sous les prétextes les plus nuls, constituent des égards injustifiés. La mesure la plus urgente sera de dissuader les voyageurs occidentaux de se risquer dans ce pays sans principes, comme le sort de cet étudiant le démontre.