C'est l'abstention, particulièrement élevée, qui a affaibli les résultats de la République en Marche au deuxième tour. Comment l'expliquer? 

Je vois la chaleur, en marche (de son côté!) vers une nouvelle canicule, à la fin de cette semaine. La tentation d'aller se mettre à l'ombre, ou dans l'eau, pourrait avoir pesé. À quoi s'est ajouté le sentiment que l'affaire était pliée, qu'il y aurait un triomphe pour le parti du Président.

Son succès reste solide, promettant des coudées franches au Président et à son Gouvernement, pour la réalisation de leurs audaces.

Il y a eu, aussi, un sursaut sensible des anciens partis, de droite, du centre, et d'extrême-gauche, comme la France Insoumise de Mélenchon. La fonction multiplicatrice de sa calculette a chauffé. Ses 26 divisions sont devenues autant d'Armées, en marche, elles aussi, sus aux troupes de Macron.

Le centre et la droite ont moins perdu que prévu. Ils sont, l'un et l'autre, tentés par le "constructif", et c'est habile.

Ce sont ces choses sérieuses que les français attendent, soit avec ferveur, en majorité, soit l'arme au pied.

Sceptique