Ce qui vient de se passer à l'occasion de la composition du deuxième gouvernement de la présidence Macron, donne à réfléchir.

Quatre ministres, dont l'allié François Bayrou, qui avait apporté les voix du Modem, et consolidé le projet présidentiel d'Emmanuel Macron, obligés de démissionner, parce que touchés à des degrés divers par les rumeurs d'emplois fictifs aux dépens du Parlement Européen. 

La justice ne s'en est pas encore mêlée, mais aurait déjà de quoi remplir une dent creuse, avec ce que "ON" dit. ELLE ne le tient que des médias, qui harcèlent du matin au soir les "povs" ministres en service, ou annoncés.

François Bayrou, qui s'affairait à un contre-feu, sous la forme d'une loi pour la moralisation de la vie politique, a eu les pieds léchés par les flammes. Comme ancien Président d'un parti, dont les élus au parlement européen auraient profité d'un système: des attachés parlementaires payés par Bruxelles, mais s'occupant des affaires du parti hexagonal. 

Le Président Macron avait fixé une limite à sa tolérance, la mise en examen d'un ministre. Il est vite apparu à toutes les parties concernées, que le harcèlement permanent serait invivable.Qu'il valait mieux désinfecter l'atmosphère.

Le Président a du fouiller dans ses réserves pour trouver....quatre femmes appropriées aux fonctions en deshérence. Je n'imaginais pas qu'elles fussent si nombreuses, et disponibles. Ce qu'un Président veut, Dieu le veut.

Mais à l'avenir? Les roquets renifleurs et mordeurs ne vont pas lâcher le morceau. Il en va de leur pitance quotidienne.

C'est pourquoi je ne vois qu'un futur où seul le Président connaitrait l'identité de ses ministres, tous et toutes masqués*, et dans une tenue neutre.  Le Président et son Gouvernement assumeraient une responsabilité collective.

Sceptique

*Les règles d'accord ou de prédominance des adjectifs n'ont pas encore été modifiées. J'espère que "ON" voudra bien attendre que j'y sois devenu indifférent.