Grande panique et grands émois, hier, dans le monde (pas seulement dans le journal de ce nom): les vertébrés de toutes sortes, sauf la nôtre, disparaitraient de notre terre, à une vitesse uniformément accélérée, chassés, affamés, et empoisonnés par un nuisible invasif, NOUS, les hommes.

Oui, nous, homo sapiens sapiens, une espèce devenue dérégulée, envahissant tout, détruisant tout, avec une efficacité particulière sur les plus modestes de nos semblables structurels, les vertébrés.

Pour les autres, les insectes, les arachnides, les bactéries, nous sommes nettement moins brillants, et subissons leurs lois, acceptons de leur laisser une place.

L'affaire ne date pas d'hier, je le rappelle souvent. Notre espèce se joue de tout, à court ou moyen terme. Attaquée efficacement, acculée dans ses réduits, elle comprend de plus en plus vite la nature du fléau, et invente la contre attaque qui le ramènera à la case départ.

Si elle maintient à l'extérieur les êtres inutiles ou nuisibles, elle a réduit en esclavage toutes celles qui lui sont utiles. Pour se nourrir, pour se déplacer, ou déplacer ses produits. Cette utilité là est maintenant remplacée avantageusement par des machines de son invention. Les animaux qui assuraient cette fonction, ne pouvant pas retourner à l'état sauvage, sont maintenant "de compagnie", de spectacle, ou de consommation. Comme les chevaux, qui participent à des courses, nous font gagner, ou perdre, de l'argent, et finissent dans les assiettes des amateurs, qui pensent assimiler leur vélocité.

Des humains, épris de justice, s'alarment de cette inégalité des chances. Qui nous permet d'écraser une espèce partenaire, sans réciprocité . Ce mouvement justicier fait des adeptes, plus nombreux, mais aussi plus activistes dans les domaines de la protection des espèces injustement qualifiées de nuisibles (à l'homme), et de la restitution des territoires qui les nourissaient, il y a longtemps. Deux siècles, à peu près.

Ce mouvement pacifiste et de restitution des territoires conquis, est encore insuffisant, selon le constat alarmant qui vient d'être publié. L'humanité est invitée à faire beaucoup plus, et, pour cela, prendre moins de place, et réparer les niches écologiques saisies à ces espèces qui nous trouvent toujours trop près d'elles. Car il est vrai qu'avec nos voitures, "on" leur tombe sur le dos sans leur laisser le temps de se réveiller.

Il y a maintenant des années que nos gouvernements démocratiques confient à un ou une passionné(e) la charge de veiller sur le bien-être des animaux et des végétaux que notre invasion dérange. Je précise ce point, car des espèces, comme les rats, et les mouches, sont ravis de notre hospitalité, du niveau de vie que nous leur assurons. Nous le sommes nettement moins, et inventons des moyens capables de dépasser leur perspicacité. Il faut sortir de Polytechnique pour approcher d'un résultat. Aucune perspective de leur disparition n'est perceptible.

Le héros de la lutte contre les hommes nuisibles est maintenant Nicolas Hulot. C'est sa passion depuis longtemps. Il a, pour rendre plus efficace sa lutte, utilisé tous les artefacts que l'ingéniosité humaine a mis au point pour se faciliter la vie: automobile, avion, hélicoptère, mis au service des caméras de toutes sortes, mettant sous les yeux du monde humain tout le mal qu'il fait. Tous les pécheurs du monde lui doivent le sauvetage de leur âme noircie.

Par contre, les non-repentis, encore majoritaires, essaient de débusquer son ignorance de fond, et n'ont pas trop de mal. Mais sans parvenir à le vexer. 

Il est là comme caution, comme "idiot utile", et n'a que faire de la science des vrais savants, empêtrés dans leurs démonstrations, leurs doutes. Du haut de sa hauteur, il a pris, seul, semble-t-il,  des pré-décisions, comme la fermeture d'un nombre conséquent de centrales nucléaires, qui assurent encore à ce jour 70%, au moins, de nos besoins d'électricité. À l'heure, qu'il est, mon ordinateur et mon éclairage sont parties prenantes!

Heureusement, les polytechniciens qui occupent mieux les postes de gardiens de l'énergie que ne pourraient le faire les énarques, veillent, et présentent l'ardoise, d'avant, et d'après (fermeture). On peut toujours causer, mais on ne pourra pas faire. À moins d'être fou. Aucun en vue, pour le moment.

En conclusion, les prévisions alarmistes du sort de nos victimes animales, dont les représentations en peluche seront la seule source de connaissance des générations futures, feront pleurer dans les chaumières (une image!), mais le prix à payer pour l'éviter, mettre nos bagnoles à la casse, fait hurler.

Bah, "j'y pense, et puis j'oublie". Vivent les vacances, la Nationale 7*!

Sceptique

*C'est une métaphore! La dite route est remplacée par l'autoroute du soleil, qui s'engorge souvent!