Le jouisseur qu'il a remplacé, adorait "ça", au contraire, et comme tout abus, "il" finit par nuire. François Hollande est tombé, victime de son addiction.

Réaction, crainte d'une répétition, ou simple différence de goûts, Emmanuel Macron n'a pas prolongé son propre usage des médias, lorsqu'il a fait irruption dans leur espace, et fait l'annnonce de son projet, et de sa conviction d'atteindre son but.

Mais, maintenant qu'il est LE Président de la République, il ne veut plus "se livrer", mais, au contraire, choisir "ses" journalistes, ceux qui l'accompagnent lors de ses déplacements officiels, distiller ses interviews.

Cependant, comme il commence par rompre avec les traditions léguées par ses prédécesseurs, comme l'interview du 14 Juillet, les porte-paroles de la corporation voient une rupture, ou un retrait, significatifs d'un sentiment, ou d'une humeur.

La campagne présidentielle est encore fraiche, et le novice que le Président Macron était alors, a pu voir ce que pouvaient faire les dents des journalistes. Lui a bénéficié d'un soutien ou d'une neutralité bienveillante, comme "petit nouveau" de la ménagerie, tandis que ses rivaux en ont pris plein la...figure, pour être correct.

Mais, maintenant que tous ses rivaux perdent leur intérêt, lui en gagne, et on entend le bruit des couteaux qu'on éguise.

Alors, à son tour? "That is the question!" Il se fait Jupiter pour tout le monde, c'est plus sûr.

Il faudra bien qu'il communique, soit directement, en s'adressant aux français, soit indirectement, en confiant l'information aux professionnels. En espérant qu'il ne lui fassent pas un mauvais sort.

Ce n'est pas une question de sentiments, mais de raisons. Il y en pour, il y en a de méfiance. Macron n'est pas un caractériel comme Trump, mais il a du caractère. Indocile, il semble.

Sceptique