C'est l'impression, peut-être sommaire, que me fait la vision du duo Trump, Macron, occupant tous les écrans des chaines d'information, toute la journée d'hier ou presque. Mimiques grimaçantes mais positives d'un Trump recevant la traduction des propos du Président français, constat par ce dernier du seul point de désaccord, celui de l'application du traité de Paris, dit de la COP21.

Surenchère de compliments par le Président américain, lançant aux français des dithyrambes élogieux sur notre jeune Président, qui présentait très bien, il faut le dire.

Mais, à mon avis, peu d'espoir de le voir se ranger à l'avis majoritaire des européens sur la question du climat, et sur les moyens à mettre en oeuvre une inversion du "mix" énergétique mondial.

Si l'influence des réchauffistes est indiscutable sur la majorité des nations du monde, le poids de la résistance d'un Président américain, tout discutable qu'il soit, est...irrésistible! Depuis le début de l'histoire de l'homme, c'est rarement l'esprit qui a gagné sur les champs de bataille. Il a du pratiquer, avec un certain succès, l'entrisme, tenace, mais discret.

Un ami m'a envoyé, il y a quelques jours, un diaporama consacré à l'USNavy. Une opulence de navire de tous tonnages, des porte-avions géants, toujours pièces maitresses d'une marine de guerre. Je n'ai pu que trouver un avantage à compter les États-Unis et leurs moyens parmi nos alliés. Nous avons la volonté et le courage d'avoir les moyens militaires de mener nos propres politiques, mais à une échelle bien réduite, à peine suffisante pour ce qui nous importe, la sécurité et la liberté de nos anciens protégés africains. Si nous assumons la première ligne, l'intendance, le train, et le deuxième bureau sont discrètement soutenus ou pris en charge par nos alliés contre la subversion islamique. Les américains, au premier rang. Qu'ils nous lâchent, comme l'a claironné Donald Trump candidat, est toujours notre obsession. Après quelques mois de pouvoir et de fréquentation des ennemis sûrs, le Président américain s'est calmé. 

Mais notre Président fera de même. Le premier ennemi commun n'est pas le climat, mais tout ce que le monde contient d'hommes hostiles à notre civilisation et à ses valeurs. Heureusement, ils ne s'entendent pas sur notre dos, et leurs propres principes anti-humains les affaiblissent. Tôt ou tard, la dure réalité reprendra ses droits sur la fiction.

Sceptique