On nous le montre babillant avec des enfants fascinés. Des journaux spécialisés rapportent des propos rageurs adressés à ses ministres, ou commentant leurs actes. Mais ses silences créent une tension palpable, et laissent libre cours à la glose "Macron-bashing".

Sa popularité s'en ressent. La versatilité du peuple français n'y est pas pour rien. Mais, du coup, tous ceux qui rêvent de démissionner le peuple, se frottent les mains, redressent la tête, promettent des lendemains qui déchantent...Avec leur aide empressée.

Le Président Macron et son équipe ont hérité une situation plus difficile qu'ils ne pouvaient l'imaginer. Un bilan financier "insincère", pour reprendre les mots châtiés de la Cour des Comptes. Le réveil brutal et douloureux promet le pire.

"Il" a reçu les deux tiers des suffrages exprimés au deuxième tour. Les abstentions lui sont donc décomptées, ce qui le met à 50-50. Un petit coup à la calculette, et le voilà illégitime! Aucun respect ne lui est plus du.

Ses  rivaux ennemis redressent la tête et sortent leurs griffes, en attendant le tour des couteaux. Les français, pour le moment, s'étourdissent dans les rites sacrés des vacances. C'est du temps pour lui.

Mais ceux qui veillent l'ont à l'oeil, font les additions des plaintes, et des lachâges. Comme on détermine le jour où les français en ont fini avec leurs impôts, ou celui où l'humanité a dévoré les ressources annuelles de la planète*, on attend le sondage qui annulera, de fait, son élection**.

Serait il préférable qu'il attende la fin des vacances pour cueillir les français, de retour, et les valises vidées?

Je ne le pense pas, car tous les médias fonctionnent, et il faudrait de la mauvaise volonté pour ne pas l'entendre.

Il faudrait, en premier lieu, qu'il rappelle avec réalisme l'état de nos finances. Notre incrédulité, sur cette question, est stupéfiante. Les français semblent toujours croire que notre état dispose d'une planche à billets, et qu'il suffit de la mettre en route, comme au bon vieux temps, gâché par l'euro. Mais qu'on l'oublie, celui-là!

L'approche de la réforme du code du travail, visant à retirer à ce mot, son sens de crime des employeurs, justifierait une pédagogie claire, sans détours. Plus tôt elle commencera, plus elle amortira son impact sur les esprits. Si ces derniers étaient raisonnables, la démagogie aurait moins d'impact.

Faut-il que notre Président fasse un, ou plusieurs, grands discours? Le moins possible, je pense, car il n'est pas bon dans cette forme d'expression.

Un ou plusieurs entretiens, avec des journalistes capables d'écouter, réservant leur précieuse opinion, ne pourront que mettre en valeur les intentions du Président, comme sa campagne l'a montré. De ma modeste position, je le conjure de mettre toutes les chances de son côté, ne rien laisser au hasard.

Sceptique

*Le signalement de la date fatidique par les médias ne précise pas comment l'humanité survit au delà de cette date, soit, pendant un trimestre "bon poids".

**Ses rivaux frustrés ne manqueront pas de lui dire qu'il doit leur laisser la place.