Ce titre, "trafiqué" par mes soins, d'un plaisant auteur du siècle dernier, André Maurois,m'est inspiré par une triste réalité, la confirmation de la prise en mains du Vénézuela, par son dictateur contesté.

Quel rapport avec l'humour d'André Maurois, sa vision jubilatoire de l'armée britannique, et du peuple du même nom?

Aucun, vraiment, un produit des associations d'idées, que m'inspire l'actualité.

Celle-ci ouvre la dernière phase d'un long bras de fer, entre le dictateur Maduro, héritier de Hugo Chavez, fondateur de la dynastie, et le rassemblement des vénézuéliens, exaspérés par la politique de destruction de l'économie du pays, riche en pétrole, mais longuement affecté par l'affaissement des cours mondiaux, par la volonté du Roi d'Arabie*.

Malgré sa nullité, Maduro a le sens du pouvoir, il sent qu'il ne sera plus rien s'il en est privé, et il a jeté toutes ses forces et ses moyens de coercition, dans le combat contre les classes moyennes, ruinées, mais conscientes.

Maduro vient de gagner la bataille, en faisant élire une "constituante" à sa botte, qui lui donnera les pouvoirs qui lui manquent, pour se débarrasser de l'opposition.

Or, si le monde libre gronde contre le dictateur, s'alarme de ses méthodes, les observateurs du gouvernement français, habituellement sensible à ce genre de situations, s'étonnent de son silence.

Dont celui du Président, Emmanuel Macron, plutôt présent à l'international, son domaine réservé!

Comme notre Président est un démocrate, un défenseur des libertés, des institutions qui les défendent, son silence...fait jaser!

Ce silence là, n'est pas le seul. Le Président ne se fait pas tellement entendre ces temps-ci, où il travaille sur les sujets délicats qu'il doit traiter avant la rentrée: code du travail, et problèmes budgétaires, trouvés dans les corbeilles de François Hollande. Il prendrait mal les initiatives de son gouvernement, sans pour autant le remanier, ou en annuler des décisions.

Mais le silence sur Caracas est encore de lui.

En prenant un peu de hauteur, on se rappelle qu'Il a eu comme adversaire, lors de la Présidentielle, le bouillant Jean-Luc Mélenchon, et son parti, un vrai orchestre, La France Insoumise. 

L'ensemble (ah, la musique!), partage avec lui, le chef, la même ferveur madurienne, la même réprobation de ses opposants. Réaliser en France ce que va peut-être réussir Maduro au Vénézuela, a été l'armature du programme de Jean-Luc Mélenchon, qui n'a subi aucune correction, qui est toujours prêt à l'emploi.

Pourquoi priver le peuple français du spectacle donné par le chouchou de Mélenchon, prémice de celui qui lui a été promis, et le reste pour l'avenir?

Le premier geste de sa compétente ministre de la santé, a été de réhabiliter les vaccins, victimes de la nouvelle science, celle qui s'invente, mais ne s'apprend pas à la Faculté.

Mettre en vue les manières de Maduro, c'est sensibiliser les français à celles de Mélenchon, son admirateur.

Sceptique

*Trouvant le pétrole pas assez cher, et les autres producteurs, trop âpres au gain, le Roi d'Arabie a inondé le marché (il en a encore beaucoup sous les pieds!), et fait s'effondrer les prix du brut. Il a pu, alors, obtenir une réduction concertée de la production, ce qui a fait remonter les prix, mais pas trop....À cause du pétrole de shiste américain. Beurk!