Nos médias ne constatent que le silence du Président Macron, en France, sur les affaires françaises. Il faut franchir, mentalement et électroniquement, l'Atlantique, pour apprendre que le Président Donald Trump, et lui, le Président français, se sont longuement parlé au téléphone, sur toutes les affaires sérieuses du monde.

"Ils" ont fait, chacun dans son fauteuil, le tour de la Terre sentant mauvais. Ça représente de la surface et des populations!

Il ne me parait pas indispensable de reprendre un par un les sujets de conversation. Il n'en manque aucun qui intéresse nos médias respectifs, qui représente des efforts militaires, leurs coûts et leurs risques. Un par un, tous les continents sont concernés.

Il faut bien constater que l'éventail des intérêts, financiers seulement par leur coût, est toujours aussi ouvert qu'il l'a été, quand le Général De Gaulle est revenu aux affaires en 1958. Notre présence au conseil de sécurité de l'ONU n'est pas que symbolique. Chacun à sa manière, les Présidents de la République qui se sont succédés depuis LUI, ont tenu leur place dans les affaires du monde. Chacun à son tour, nos ministres des Affaires Étrangères s'ennuient ferme, oubliés dans leur bureau.

Quant aux résultats de cette politique étrangère au niveau présidentiel, il est difficile de les évaluer. Il ne semble pas qu'elle les aggrave, au contraire. À ce niveau là, la raison l'emporte sur les passions.

Comme ses prédécesseurs; Emmanuel Macron est "bouffé" par son domaine réservé. Ses ennemis, déjà nombreux (on est français, ou on ne l'est pas!), sont obligés de se tourner vers le gouvernement d'Édouard Philippe, chargé des affaires intérieures.

Le très sérieux, le bras de fer avec les syndicats sur la Loi Travail, sera chaud, malgré la participation de tous les partenaires, sans exception. On connait ça à toute législature, une galère toxique, des émeutes avec leur casse rituelle, une résistance, espérée, du pouvoir, ou une défaite honteuse, de plus en plus impossible, en raison de son coût politique.

Où est la vraie France, au moment où se déroule ce psychodrame quinquennal, cherchant à profiter de la fraicheur du vote des français? Tous les cinq ans, de septembre à novembre, les français sont appelés à choisir entre le pouvoir des syndicats, et LEUR pouvoir, celui qu'ils ont désigné quatre mois plus tôt, dans les règles constitutionnelles. Nous aurons droit, cette année encore, à ce rite de passage que doit subir un nouveau Président.

Sceptique

P.S.Je voulais placer ce billet dans ma rubrique "international". Mais les considérations qui le terminent font que c'est tout le quinquennat, et l'homme qui le porte, qui font l'objet d'un pronostic. L'histoire d'un homme (une tranche!) convient mieux, finalement.