La crise internationale, dont la Corée du Nord a pris l'initiative, en menaçant les États-Unis d'une attaque nucléaire, grâce à des vecteurs qu'elle aurait mis au point, inquiète sérieusement le monde. Malgré les doutes sur l'état d'avancement réel du programme nucléaire nord-coréen (engins et vecteurs) la menace est prise au sérieux par le Président américain, dont le pays est la cible annoncée. 

Au moins sous la forme d'une attaque de l'île de Guam, une base américaine dans l'Océan Pacifique, un "porte-avions", immobile mais insubmersible, plus proche de l'agresseur que le territoire des États-Unis.

La Corée du Nord dispose d'un sous-marin, classique, mais équipé de puits pour le lancement d'engins mer-sol. Elle a annoncé une campagne d'essais de lancements d'engins à moyenne portée.

Ça me semble devoir retarder la capacité de mener l'attaque qui semble tenir à coeur au dictateur nord-coréen. Il a fait croire qu'il avait à sa disposition un vecteur inter-continental, et qu'il ne lui restait qu'à loger une bombe A (ou H ?)dans cet engin dont le rayon d'action a augmenté, mais dont la précision de la rentrée dans l'atmosphère et de la trajectoire finale vers l'objectif est douteuse.

L'ambivalence des alliés "naturels" du Nord-Coréen est par elle même effarante. "Ils" devraient empêcher fermement ces préparatifs, qui, au vu de l'état mental du Nord-Coréen, font craindre un passage à l'acte immédiat, s'il est convaincu de la fiabilité de ses engins.

Si la Chine a eu une position plus conséquente lors du dernier vote de sanctions par le Conseil de Sécurité de l'ONU, elle n'est pas allée (officielllement) plus loin, depuis. Alors que la Raison ne semble pas mieux guider son protégé.

Ce qui "oblige" la cible, les États-Unis, représentés par Donald Trump, à se montrer déterminés à user du feu (nucléaire?), préventivement, si la Corée du Nord ne se calme pas.

Les États Unis disposent de moyens classiques, capables de faire de gros dégâts aux installations nucléaires de la Corée du Nord, au moindre doute. Le Président américain est retenu par le Congrès. Mais en cas de passage à l'acte, même "classique" sur un territoire américain comme Guam, il recevra le "feu vert".

En n'allant pas au devant des américains dans cette affaire, la Chine se montre partiale, et non, pragmatique, prenant son rôle international au sérieux. Ses propres ambitions l'aveuglent.

Sceptique