Je le remarque dans certains de mes quotidiens (en ligne). "On" le compare à François Hollande, convaincu de mollesse. C'est le désir conscient de certains commentateurs, de gauche, et de droite.

Le quotidien l'Opinion prend appui sur le discours prononcé au congrès, convoqué en Juin. Je ne peux pas me prononcer, ne l'ayant pas écouté en entier. Mais j'ai constaté que le Président Macron n'était pas (encore?) un bon orateur. Il est meilleur dans les entretiens, les interviews.

Il n'a pas encore fait grand-chose, car la saison de l'élection ne s'y prête pas. Mais ses pouvoirs sont encore entiers, sa majorité parlementaire, dévouée, à quelques éléments près.

"On" photographie, inlassablement, sous tous les angles les "puces" qu'ON lui a trouvées. Toutes lui sont comptées à charge. 
La comparaison avec son prédécesseur ne tient pas. Il avait, au bout du même temps, fait des annnonces qui avaient fait mal à tous ceux qui travaillent, qui en vivent. Son prédécesseur avait été proprement étrillé. Tout était, serait, pour cinq ans, de sa faute.

Aujourd'hui, François Hollande est bien oublié, sauf de quelques soutiens, qui lui tricotent un bilan positif, en lequel ils sont les seuls à croire.

Mais de la droite, frustrée, et amère, à la gauche qui ne l'est pas moins, "ON" souhaite au Président Macron un échec en bonne et due forme. Qu'importent les problèmes concrets du pays. Il font vivre les oppositions.

Il nous reste nos institutions, que d'aucuns, nostalgiques des délices de la quatrième République,  mettraient bien à la poubelle.

Je pense, subitement, à une polémique récente et fugace, mais très sérieuse, en fait: le coût de nos élections, maintenant chiffrable. L'aide de l'État garantit l'égalité des droits des partis, et leur indépendance à l'égard de "la finance", exécrée. Quand je lis:"Hamon a dépensé plus que les autres, pour faire moins", je touche du doigt la croyance générale en le rapport entre le nombre de voix obtenues et l'argent collecté, et  dépensé. Il n'est en fait jamais vérifié, mais il n'y a que les perdants qui le savent, et qui en ressentent de l'amertume. Tout cet argent de foutu!

Le bilan de ces présidentielles, et des législatives qui ont fermé le ban est désastreux pour tous les vaincus, à droite, et à gauche. Car l'esprit est le même dans les deux camps. On croit aux idées, mais le fric est plus sûr....Enfin, on le croyait! Si ça pouvait sortir de la tête des frères convers* des partis politiques!

Je reviens à notre Président. Il parait qu'il a dépensé beaucoup, mais je suis convaincu que son succès n'en est pas la conséquence. La confiance se gagne, elle ne s'achète pas.

Sa baisse dans les sondages n'a aucune importance. Elle était prévisible, car elle s'observe depuis des décennies, dès les débuts de la Cinquième République et son élection présidentielle au suffrage universel à deux tours. Cet inconvénient, très égalitaire, ne justifie pas de manipulations du système électoral, qui garantit une majorité, automatiquement.

Sceptique

*Religieux cherchant, et trouvant, l'humilité dans le travail manuel au service de la communauté. Leurs moines et supérieurs ne se consacrent qu'à la prière....aux électeurs! Les partis politiques fonctionnent sur ce modèle!