Ce parti, qui se voyait sur le chemin d'une revanche et d'une réhabilitation, tout à la fois, vit douloureusement son éviction, non méritée, et l'affaiblissement qui la suit, au profit du parti présidentiel, La République en Marche. Qui a bénéficié, surtout, de ses voix, au deuxième tour de la présidentielle, au second tour des législatives.

Et  maintenant, que faut-il faire? Répondre, si possible, à la question:"pourquoi cette chute, à la manière d'un chateau de cartes?

Le torpillage de la candidature de François Fillon a été la catastrophe, non rattrapable. La célérité du PNF, le déluge d'artillerie des médias, ont ficelé le désastre. Irrémédiable en peu de temps.

Je soutiens qu'aucun plan B n'aurait pu sauver la candidature des Républicains. Le triomphe de François Fillon à la primaire coinçait tout le monde. Son avance de voix, avant le mauvais coup, sur le challenger en vue, Emmanuel Macron, était d'emblée trop faible, et le travail de sape de l'opinion ne pouvait que lui profiter.

Il était impensable de capituler "en rase campagne", il fallait sauver l'honneur, ce qui fut fait, quoi qu'on dise.

Je lis dans la presse que le parti ne s'y fera pas reprendre, que la primaire ira à la poubelle. Les socialistes, s'ils s'en tirent, seront tentés, avec raison, de faire de même. Que ce soit en 2011 ou cette année, elle a accouché d'un "looser". Au terme d'un quinquennat raté, puis, tout de suite. La recette américaine ne nous convient pas.

L'étape qui a suivi, le premier tour, à base de confrontations, minutées et télévisées, m'est apparu comme réellement sélectif. Il en est sorti le pronostic du premier vote, qui s'est vérifié. Le classement de sortie est resté le bon. 

De même, pour le second, opposant Emmanuel Macron, en première position, Marine Le Pen, deuxième.  Les nombreux et sombres pronostics, venant de tous les horizons, avaient tout faux.

Dans cet exercice, nouveau, nos chaines publiques et privées, alliées et soudées, ont été indubitablement efficaces. Nous ne perdrons rien à recommencer, dans le futur.

Mais je conviens que tous les perdants ne sont pas résignés. Au point de crier "au voleur!", très fort, d'imaginer qu'une bonne manif va arranger tout ça, faire justice au vrai peuple français, celui qui pense bien. Le 24 Septembre, nous serons définitivement fixés. En attendant, soyons prudents!

Sceptique