Le beau monde, ce sont ses ambassadeurs, auprès de la République française. En une heure et demie, il leur a exposé sa vision, son analyse, et ses intentions.

Il a attribué les satisfecits, les bonnes notes, et les mauvaises. Sans complaisance. En particulier pour les États  de l'Union Européenne qui malmènent les valeurs des démocraties, de l'Union Européenne. 

Le duo franco-allemand restera la pièce maitresse de l'ensemble.

Il a endossé le costume du Président de la République Française, le maitre d'oeuvre de sa diplomatie, de la participation de la France aux relations internationales.

Les points ayant été placés sur les "i", il va aborder les problèmes intérieurs sérieux. À commencer par le bras de fer annoncé par les syndicats sur les réformes indispensables du code du travail.

Pour éviter l'enlisement dans les débats parlementires, sur fond de grèves systématiques et dures, il a choisi la voie plus courte des ordonnances, qui existent dans notre constitution.

Ignorant ces contenus, les syndicats ne peuvent dégainer avant de savoir. C'est pour demain, 31 du mois d'Août.

Le paradoxe spécifique de la France, est que que les changements probables, puisque nécessaires, ne concernent pas le gros des forces syndicales, fournies par les services publics.

Qui sont utilisés comme instruments politiques et économiques, visant à passer outre aux verdicts des urnes, aux nécessités d'une société moderne, confrontée, de plus, à un terrorisme exogène. Ne pouvant que chercher un profit des situations de désordre.

Même si notre constitution prévoit les obstacles placés sur son passage, et les moyens de les contrer, l'habitude est de ne jamais les mettre en oeuvre, de subir la loi des grévistes. Un des principaux tests qu'aura à subir le Président, sera sa résistance au blocage de la vie du pays: transports publics, fourniture des carburants.

La tentation des gouvernements est toujours de laisser pourrir cette dernière situation, afin que nos syndicats soient un peu plus détestés. L'inefficacité de ce pari est patente.

La réforme du pouvoir en cette matière serait pain bénit! À bon entendeur!

Sceptique