La situation créée, et entretenue, par les ambitions nucléaires, du plus haut niveau, du dictateur Nord-Coréen, secoue, à chaque étape, le monde entier. L'approche, réelle, ou imaginaire, de la disposition de la bombe H et d'un vecteur intercontinental fiable, trouble prodondément le monde. Il y a de quoi, car les passages à l'acte dont le dictateur brandit la menace, dès que son succès sera assuré, constituent une rupture avec les comportements de ceux qui la possèdent déjà.

Qui se résument à la dissuasion. Même si l'équipement "standard" envisage un conflit mondial et ses nécessités, le passage aux actes ne serait que la conséquence d'un premier pas franchi par l'ennemi. Que des secondes, seulement, séparent l'action et la réaction, ces dernières doivent maintenir la fiction d'un usage défensif. Le ravage du monde qui en est la suite logique, respecte la fiction. La dernière guerre sera courte, mais à la régulière.

Le coréen tient un tout autre discours. La gravité de l'enjeu oblige sa prise au sérieux. Kim Jung Un laisse entendre que, dès qu'il disposera d'un vecteur fiable, il attaquera un objectif de premier ordre. Après lui, le déluge. De feu.

C'est pourquoi l'ennemi désigné, les États-Unis, est tenté par la mesure radicale de l'attaque préventive, dès que la conviction que le nord-coréen n'en est plus loin lui même, sera acquise.

Il semble que Vladimir Poutine s'inquiète sérieusement, à son tour. Mais tant que la Chine reste impavide, ou prête à accepter le risque d'une initiative coréenne, l'américain, qui n'a pas la cote, est bien seul.

Il parait que la Chine ne veut pas perdre sa "marche" nord-coréenne, que c'est la raison de son attitude ambiguë. Le monde en est là, pour la Nième fois. Mon sentiment est que la Chine voit encore le Monde comme un ensemble hostile, dominé par les américains. Et qu'elle ne s'offre pas à participer à la paix mondiale.

Sceptique