Le mode de scrutin propre au Sénat, dont la composition est renouvelée par moitié tous les trois ans, et dont les électeurs sont les élus locaux d'un certain rang, fait que les changements politiques ne s'y expriment qu'avec retard, et de manière amortie.

Les "mauvais résultats" du parti du Président Macron ne doivent, ni surprendre, ni mettre en joie, car il est difficile d'y voir un mouvement d'humeur, dans le cas précis du Sénat.

Les résultats, considérés dans leur ensemble, confirment la résistance de la droite. Le pouvoir exécutif n'a pas à en craindre de tracasseries, d'empêchements divers. Il peut compter sur sa majorité écrasante à l'Assemblée Nationale.

Sur le terrain, les actions syndicales sont enrayées par la résistance des autorités publiques, qui prennent des mesures efficaces. On en avait perdu l'habitude, personne ne croyait encore que ce fut possible.

Il n'y aura plus de blocage généralisé et durable, qui donnait le sentiment que le pouvoir des syndicats était plus fort que celui de l'État. Mais ce n'était ainsi que parce que "l'État" l'acceptait. 

La démonstration de fermeté du Président Macron va le servir.

Sceptique