J'écoutais hier soir, sur LCI, l'entretien de David Pujadas avec Laurent Vauquier, qu'on donne pour favori pour la présidence des Républicains, soumis à élection en Décembre prochain.

Ne pouvant rien dire sur le bras de fer en cours avec les syndicats, il a condamné la fusion entre Siemens et Alsthom, qui devrait aboutir au leadership de Siemens. Ce qui fait mal aux "inventeurs" du TGV.

Il semble acquis, de plus, que l'avenir des chantiers de l'Atlantique sera bien italien. C'est une nécessité plus urgente que l'hypothétique porte-avions dont nous rêvons, et qui exigerait l'utilisation de Saint-Nazaire.

Le Président Emmanuel Macron a hérité de la faiblesse de notre grande industrie, prise en tenaille entre nos coûts, et l'esprit borné de notre principal syndicat, toujours en première ligne pour achever les malades et les blessés. Face à ces handicaps la première tentation est de convoquer l'État. Mais c'est alors "l'arrière",plus nombreux, tout aussi souffrant, mais moins dépendant de l'État pour son avenir, qui expose ses plaies. Lui "lâcher les baskets", alléger la fiscalité absurde qui l'entrave et l'affaiblit, est une nécessité. Sur ce point, la politique de réduction des dépenses publiques, toute difficile qu'elle soit, est la seule voie possible vers un allègement de la fiscalité toxique. Mais le manque rend malade tous les niveaux administratifs! 

Il ne semble donc pas possible de faire une bonne politique sans faire crier, à bon droit, la France entière. L'État doit recourir aux boules Quies pour lui-même, chercher fébrilement, dans son armoire à pharmacie, un sédatif ou un baume!

C'est Emmanuel Macron, qui a voulu, comme les autres, hériter de la patate chaude, qui a gagné, et il lui appartient de sortir au plus vite le pays de ces souffrances. La médecine scientifique fera mieux que des tisanes. L'ordonnance est rédigée, le traitement peut commencer.

Poursuivons la comparaison, la médecine dispose souvent de plusieurs traitements possibles, mais c'est le praticien désigné qui choisit celui qu'il pense le meilleur, le plus sûr. Il sera jugé sur les résultats, mais au bout d'un "certain temps". Quant aux effets "nocebo", qui font crier, on sait qu'ils sont hystériques, et qu'il faut passer outre.

Le parti politique, qui voit le malade en préférer un autre, reprenant le traitement dont il rêvait, est tenté par la critique....de ce qu'il aurait fait, si...

C'est exactement ce qu'a dit Laurent Vauquier hier soir.

Sceptique