Otto Warmbler était cet étudiant américain, en voyage en Corée du Nord, qui n'avait pas pensé commettre un crime en "chipant" une affiche, dans son hôtel.

Arrêté, condamné à quinze ans de travaux forcés, privé de toutes communications avec sa famille, et sans protection consulaire, il a "disparu" pendant plus d'un an. 

Subitement, le régime de PyongYang a fait savoir qu'il le renvoyait vers les États-Unis. Il n'était plus bon à rien, plongé dans un coma profond, depuis un an, à la suite d'un botulisme, une toxi-infection provoquée par une bactérie, se développant dans une conserve mal stérilisée, ou au coeur d'une viande avariée.

La maladie provoquant des paralysies, en particulier de la fonction respiratoire, des lésions cérébrales par hypoxie étaient plausibles, et ont été confirmées par les examens pratiqués aux États-Unis. 

Où il nest arrivé que pour mourir, peu de temps après sa "libération" (mon billet du 16/06/2017).

Si j'en reparle aujourd'hui, c'est en raison d'une information parue dans la Presse, de Montréal. Une recherche de traces de tortures, à l'occasion de l'autopsie,a été, finalement, négative.

Je n'en suis pas surpris. Ce régime n'a pas besoin de pratiquer des tortures physiques (sur ses captifs étrangers, en tout cas), car les tortures morales, dont il semble expert, sont tout aussi efficaces, et sans traces.

Que dire de plus? Le petit dictateur est pour le moment accaparé par son envie d'en découdre avec l'ennemi américain, incarné par le Président Donald Trump, auquel il ne déplairait pas d'écrabouiller le nord-coréen.

L'un et l'autre savent quelles seraient les conséquences d'un passage à l'acte, de quelque bord qu'il soit. Les arbitres chinois et russe ont le sifflet à la bouche, serré par les dents.

À l'heure qu'il est, le petit dictateur et l'ahurissant Président américain sont engagés dans un bras de fer interminable, à base de menaces nucléaires. Le Nord-Coréen prétend disposer de la quantité suffisante de bombes et de vecteurs pour anéantir les États-Unis, tandis que l'américain n'a pas besoin de se poser la question. 

Trump n'est pas moins coincé par l'équilbre des armements nucléaires, le vrai, celui qui est suffisant, entre la Chine et la Russie, d'un côté, les États-Unis, de l'autre. 

Les premiers ne pourraient pas, selon eux, laisser leur protégé insupportable, face à ses responsabilités. Et du côté américain, les doutes sur la réalité de l'armement nucléaire nord-coréen, et la très lourde responsabilité d'ouvrir cette boite de Pandore, invitent à la patience.

Ce que je remarque, en écrivant ces lignes, c'est l'accalmie (sauf du verbe) du côté de Pyongyang. Voilà plusieurs jours qu'ils n'envoient plus de fusées sans charge* survoler le Japon.

Sceptique

*"Il" (le nord-coréen) ne gaspillerait pas des bombes en les confiant à un vecteur pas "au point". Il lui faut d'abord la confirmation de sa fiabilité.

Complément du 28/09/2017: La Corée du Nord proteste contre les soupçons de torture, qui ont motivé l'autopsie poussée pratiquée sur le corps de l'étudiant, et dont les résultats ont été négatifs. Mais c'est elle qui a imputé l'état de l'étudiant retourné à l'expéditeur, à une toxi-infection botulique. Ayant pu provoquer des paralysies respiratoires et des lésions d'ischémie cérébrale. Elle ne s'est pas considérée comme responsable de la maladie, du coma, et de la mort de l'étudiant. Cette maladie implique la consommation de conserves ou de viandes avariées. Ce sont ses geôliers qui les ont fournies.