Une nouvelle recherche dans le secteur de l'océan indien où cet avion, semblant non piloté, pris en charge par son pilote automatique, s'est abîmé faute de carburant, n'a pas abouti.

Je suis déçu, pour tous ceux qui ont perdu des êtres chers dans cette catastrophe énigmatique, mais je ne suis pas surpris.

Car l'avion est bien là, sous cinq mille mètres d'eau ou plus. Un courant connu a déposé de ses débris sur la côte est de l'Afrique, et, en particulier sur l'île de la Réunion, située sur le trajet du courant. Un aileron appartenant à une aile de l'appareil a été formellement identifié. 

La recherche sous-marine, proche du fond, est particulièrement difficile, la zone où il repose est une toute petite partie de celle où le parcours s'est terminé.

Je rappelle le scénario que j'ai retenu comme plausible: l'appareil a été victime d'une dépressurisation massive et incontrôlable (perte d'une porte?) qui a aboli instantanément les capacités des membres de l'équipage. Le pilote automatique a pris le relais, en direction du sud. L'avion a parcouru trois mille kilomètres et a fini par descendre faute de carburant. Il a été repéré par les systèmes de surveillance américains en divers points de ce parcours. Ce sont les seuls éléments qui sont en possession de la compagnie malaise.

L'obstination des hommes sera, peut-être un jour, victorieuse. Mais l'orgueil qui la soutient est discutable. L'humanité voyageuse a accompli un long parcours, semé de disparitions corps et biens. Elle a été contrainte à l'humilité. Elle a pu, grâce à ses progrès, l'oublier. Il faudra se faire une raison, sans honte.

Sceptique