Lors d'un déplacement en Corrèze, en rapport avec les préoccupations françaises sur l'emploi, le Président Emmanuel Macron a été "interpellé" par des ouvriers de l'usine (d'accessoires automobiles) GMS, de La Souterraine, dans le département voisin de la Creuse.

Importuné par la présence de cette délégation exigeant un échange avec LUI, une explication, le Président a qualifié cette intrusion de "bordel" (mis, fait). Cette nomination a été entendue, et vivement reprochée au chef de l'État.

On sait que cette usine fabrique des tabeaux de bord pour les constructeurs français, Renault et Peugeot. Qu'elle est en difficulté, et n'a pas d'autres clients. Que son fondateur jette l'éponge, et a trouvé un repreneur. Lequel a fixé un nombre de salariés moindre que celui qu'emploie le cédant. Solution que refuse fermement le syndicat CGT qui a pris en mains l'affaire.

L'argument du syndicat est que les clients étant français, que l'un d'eux, Renault, a l'État français comme actionnaire, il serait tout naturel que les constructeurs français achètent davantage à GMS, bien sûr, à un "bon" prix.

Les principes de concurrence liés à notre appartenance à l'Union Européenne, pourraient être mis sous le coude pour la bonne cause, estime le syndicat. En vain, semble-t-il. Renault et Peugeot-Citroën font la sourde oreille, ménagent leurs autres fournisseurs...et la Commission Européenne. 

Il y a une rumeur répétitive, qui accompagne tous les conflits à l'occasion desquels la CGT est intransigeante et ne cède sur rien, c'est justement qu'Elle ne croit pas à un sauvetage possible, et qu'elle gagnera en gloire en soutenant le combat jusqu'à la fermeture définitive de l'usine. Elle pourrait laisser le repreneur se planter, avec encore trop d'ouvriers, puisque c'est ce qu'elle pense, mais la noblesse du jusqu'auboutisme sera une médaille de plus.

Sceptique

P.S.J'éprouve un sentiment de désolation pour les ouvriers floués, en constatant l'inanité de ces "barouds d'honneur". Aucune usine n'est sauvée par ces actions, ou postures. Qui font fuir tous ceux qui pourraient être tentés par la réelle valeur de l'usine et de ses personnels, dans des conditions "normales".