Le Parquet National Financier, c'est sûr, ouvre sa journée, très tôt, par la lecture des journaux, sentant encore l'encre fraiche. À la recherche d'informations apétissantes, à croquer et déguster avec le café chaud. Les malheurs de François Fillon avaient déjà attiré l'attention sur ce rite matinal. Voilà que notre Président , fraichement élu, pourrait bien voir débouler à l'Élysée une délégation de haut niveau de cette institution judiciaire.

Elle vient d'aller fouiller les registres d'une institution militaire qui a la charge des transports destinés à nos militaires de l'Opération Barkhane, qui essaie de contenir la pression djihadiste sur le Mali sahélien, partant du Nord Mali saharien.

Comme nos moyens de transports aériens ne suffisent pas à cette obligation essentielle, celle de "l'intendance qui suit", nous devons recourir à des gros porteurs de conception russe, servis par des équipages ukrainiens, dont les performances sont sans commune mesure avec nos A-400 .Le tarif est à l'heure de vol, autour de cinquante mille euros, l'heure. Il faut noter qu'un reportage de télévision a été consacré  à ce sujet il y a un ou deux jours*

Je n'en suis pas sûr, mais ce recours devait déjà exister sous la Présidence de François Hollande, décideur de cette "opération extérieure", salvatrice de la République du Mali, telle que nous l'avons baptisée.

L'opération en question dure, et commence à nous coûter cher. Les frais exorbitants, mais indispensables des transports divers au profit de nos troupes, émeuvent nos comptables, mais ne relèvent que de la volonté du chef des armées, le Président Emmanuel Macron. 

Sera-t-il mis en examen par le PNF? "Il a de l'appétit!"

Sceptique

*Le PNF regarde la télé, aussi.