C'est le titre de l'ouvrage d'un journaliste, Dominique Merchet, qui voit des similitudes entre les deux personnalités, et la façon dont ils sont tous les deux entrés dans l'histoire, à l'occasion d'une "panne" politique.

Je n'ai pas encore acquis ce livre, mais j'approuve cette comparaison, dont il manque un volet, celui de la formation.

Napoléon Bonaparte était un militaire, et a réglé un grand nombre de problèmes rencontrés, à coups de canon. Intelligents, autant que faire se peut, et efficaces pendant près de vingt ans, ce qui, pour l'époque, était beaucoup! 

Un point que je souhaite à Emmanuel Macron: dans l'ensemble, les français, de l'époque jusqu'à nos jours, ne sont pas rancuniers envers le militaire, consommateur d'hommes. La mort naturelle en fauchait tellement, chaque jour de l'année et en tous lieux! Les morts violentes "civiles", participaient, aussi, plus que maintenant.

De nos jours, la pulsion de meurtre* n'est pas moins répandue, mais se sublime dans les violences verbales et les commentaires auxquels les médias offrent l'hospitalité, mais pas trop sanglante, quand même.

On peut espérer que le Bonaparte civil bousculera notre oligophrénie autrement, mais aussi efficacement. Ce n'est pas qu'il boude sa fonction de chef des armées, au contraire! Tout pacifiste qu'il soit, un français rêve d'en découdre. L'expression bien française, "renverser la table" (François Fillon en rêvait aussi) est particulièrement juste. Je ne sais pas ce qu'il en reste réellement, mais la composition rituelle d'une table, autre que les quotidiennes, fait partie de nos rites sociaux. C'est, quand même, moins sanglant qu'une (bonne) guerre!

Ce renversement de la table est tout à fait nécessaire. Il y a plusieurs méthodes et orientations proposées, mais c'est celle de Macron qui a été choisie, quoi qu'en disent les frustrés, multiples.

C'est en raison de cette compétition qu'il faut un choix clair, indiscutable (mais discuté quand même!). Les frustrés attendront leur tour.

Sceptique

*Il faut bien distinguer la "pulsion de meurtre", banale, appartenant à notre animalité, et la "pulsion de mort", un concept freudien, contesté, décrivant "une pulsion", donnant de l'énergie au phénomène qui nous pousse de vie à trépas. Si la "pulsion de meurtre" peut nous cibler, lors de nos comportements suicidaires, réels ou "érogènes", comme nos comportements sur la route, par exemple, notre mort naturelle est une défaite de nos pulsions de vie.