Par la "Semaine de Causeur", Élisabeth Lévy, sa directrice, livre un dialogue audio-visuel avec sa collègue de France-Inter, dont j'ignore logiquement le nom. Je m'en expliquerai.

Le dialogue en question, visant à faire reconnaitre, par la journaliste interpellée, la partialité de la radio de l'État, sa tendresse pour la gauche et ses nuances, son hostilité, allant jusqu'à la censure, envers la droite, s'enlise irrésistiblement, comme tous ceux du genre. La journaliste de France-Inter n'a rien vu de tel, se défend de toute partialité.

Je ne pourrais pas étayer l'avis d'Élisabeth Lévy par des exemples frais. Je n'écoute, de France Inter, que ses bulletins horaires d'information, quand je me trouve dans ma voiture à l'heure du bulletin. Je passse alors de France-Musique à France-Inter, pour les quelques minutes du bulletin. Neutre, objectif. Les analyses occupent d'autres horaires.

Mais cet "évitement" est la conséquence de ce qu'Élisabeth Lévy reproche à France-Inter, sa partialité dès qu'il y a débat, entre ses journalistes et les invités, tous "convenables", à l'époque à laquelle je les écoutais. Je me sentais intrus, interdit, mal-pensant. Leur surenchère a fini par avoir sa conséquence logique. J'ai réorganisé mon écoute de la radio, comme je l'ai décrit plus haut.

France-Inter a créé, à l'occasion de la généralisation de la TNT, un site qui lui est propre, France-Info. Qui me semble très objectif, impartial, et réactif. Il est vrai que la concurrence est rude. En plus de TF1 et de France 2, LCI et BFM-TV complètent l'offre d'analyses et de débats équilibrés sur l'actualité politique.

Les téléspectateurs sont sans doute plus exigeants envers leurs sources d'informations, et les diverses chaines citées, toutes, discrètement, partiales, équilibrent leurs prestations, afin de ne déplaire franchement à personne. Les journalistes, les experts, et le dosage des politiques invités, aboutit à une impression d'objectivité, d'impartialité. J'ai cependant le souvenir de l'effet des ennuis de François Fillon, ou ceux de Richard Ferrand, sur lesquels s''est déchainée la médiasphère, dans une belle unanimité.

Ma dernière observation: ce sont les politiques, maintenant, qui entretiennent, ou réactivent, les polémiques, les attaques "ad hominem".

Sceptique