Le débat mené par David Pujadas sur LCI, chaque fin d'après midi, était consacré à la grande découverte livrée au public, l'Optimisation Fiscale, pratiquée par des gestionnaires très divers, mais proches par le volume des sommes....mises à l'abri.

Les intervenants étaient répartis en deux grandes catégories: les juristes, avocats et fiscalistes, et les politiques, tous recrutés à l'extrême gauche. La France Insoumise dominait la représentation politique.

L'avantage de la clarté simplifiait le débat. Fraude caractérisée (hors du débat) ou Optimisation fiscale, au droit reconnu par des conventions internationales, méritaient la confiscation de toutes les sommes échappant à l'impôt....confiscatoire.

La défense des "usagers", assurée par les juristes (comptables professionnels, avocats) se faisait clouer le bec avec un sourire satisfait. La distinction entre fraude et usage légal n'avait pas de sens pour eux. De l'argent gagné de cette manière n'était en aucun cas légitime. Sa mise à l'abri était un délit.

Autant dire que ces débats, rebondissant d'un intervenant à un autre, n'ont pas approché, tant soit peu, d'un accord sur la question, entre les politiques, "génétiquement" unanimes, et les professionnels, taxés de partialité. Il était clair que dans l'hypothèse de leur accès au pouvoir, ces arguties juridiques ne feraient pas long feu.

Un peu plus tard, c'était un autre politique qui était l'invité de David Pujadas, Éric Woerth, personnalité de la droite, plusieurs fois chargé de responsabilités économiques et financières. Son interprétation  n'aboutissait pas à une condamnation en bloc. Sa base idéologique est différente, libérale, mais au sens modéré du terme.

Sceptique