Il était auprès de nos aviateurs, disposant d'une base dans les Royaumes Arabes Unis, d'où ils décollent pour frapper Daech, en Syrie. Il a jugé indispensable de se rendre en Arabie Saoudite, où le Prince Héritier Salman vient de frapper un grand coup sur l'aristocratie de son royaume, usant et abusant d'une manne pétrolière, dont on apperçoit, encore de loin, la fin certaine.

Les sages, dont le Prince Salman, savent qu'il est temps pour le Royaume de se dégager de l'économie rentière et de l'immobilisme mental qu'elle permet. Il veut utiliser les milliards de dollars encore certains, à préparer la mutation nécessaire. Les investissements humains et technologiques ne seront plus les mêmes. Ils seront incompatibles avec la prééminence du religieux sur toutes les autres forces actives de la société. "Elles" servaient à les immobiliser, il est indispensable, maintenant, de les libérer.

La brutalité avec laquelle a agi le Prince Salman en dit long sur les abus et les rentes de situations, associés au double pouvoir, politique et économique, de l'aristocratie saoudienne. On ne peut qu'admirer la lucidité et la détermination du Prince héritier, couvé par ce système.

Non seulement les deux hommes, le Prince, et notre Président, ont besoin de s'entendre, sur une base large, mais les deux hommes ont les aptitudes favorables à une entente solide et lucide.

Le point faible, du côté arabe, est le conflit, actuellement réactivé, entre les deux principaux courants de l'Islam (le chi'ite et le sunnite), et leur personnalisation (le Roi d'Arabie et le Président Iranien). Une pause dans le conflit, au moins, une paix religieuse, au mieux, ferait le bonheur du monde, et, pourquoi pas, celui des protagonistes.

Le Président français, "formaté" par la laïcité, sa prééminence sur le religieux, a un avantage sur ses concurrents, "grenouilles de bénitiers", au moins "supposées", peut-être "réelles". "On" sait combien les Dieux nous laissent tomber dans ces circonstances. Nos responsables ne sont pas aidés!

Sceptique