60 Millions de Consommateurs vient de lancer une campagne de mise en garde contre l'auto-médication. Celle que pratiquent les gens pressés, connaissant de surcroit leurs fragilités saisonnières et les médicaments qui les soulagent, en vente libre, ou de conseil, délivrés, sans ordonnance, par les pharmaciens.

Bien sûr, "théoriquement", ceux de ces médicaments qui sont efficaces, présentent un risque en cas de surdosage, ou d'absorption par des enfants farfouilleurs.

Mais il n'y a pas de retours tragiques ou inquiétants, qui délégitimeraient à la fois les médicaments et les pharmaciens qui les délivrent sous leur responsabilité. 
L'automédication est un fait de société, non spécifique de notre époque. Avant la pharmacopée moderne, ses médicaments pourvus d'une autorisation de mise sur le marché, les humains consommaient les "remèdes de bonnes femmes", élaborés par les dites, héritières de leurs mères et grand-mères.

Non seulement les médicaments mis sur le marché libres sont dotés d'une notice détaillée, conseillant les doses, et signalant les effets indésirables*, mais les pharmaciens qui les placent sur leurs rayons, et parfois, les conseillent en réponse à la description des symptômes , savent ce qu'ils font.

La campagne des 60 millions de consommateurs est purement commerciale, et certainement pas philanthropique.

Sceptique

*S'ils sont prescrits, par un médecin, ces effets indésirables sont ressentis par certains malades. S'ils sont directement achetés à la Pharmacie, ils sont bien tolérés. Pas d'effet "nocebo"!