L'Écologie est, dans une politique, l'intrus obligatoire, et en même temps impossible, incompatible. La politique de première nécessité, celle qui veille à satisfaire les besoins essentiels de la population, énergie, approvisionnements divers, transports, doit bousculer les préoccupations écologiques. Le peuple doit être nourri, chauffé, éclairé, transporté, soigné, à tout prix. Il n'est pas possible de se préoccuper du CO2 produit, et "largué", dans l'atmosphère. L'écologie humaine a des besoins très supérieurs, à tout instant, à ceux des autres parties prenantes du monde vivant.

Pendant des millénaires, l'humanité a eu des besoins rapidement moins sobres que les autres espèces, mais qui n'ont plus rien à voir avec ses exigences d'ajourd'hui. Elle passe son temps à se sermonner à ce sujet, mais ne trouve pas de solution.

Si tout le monde, toutes les nations du monde, pour être précis, est d'accord pour faire "quelque chose", les désaccords pleuvent dès qu'il s'agit de choisir les actions, et leur donner des dimensions, de prix, et d'effets attendus.

Depuis qu'on en parle, le monde a fait des progrès, en cohérence des mesures à prendre, en volume des réalisations.

Mais il faut avouer que le climat du monde n'a pas inversé d'un poil sa tendance. Il se réchaufferait toujours, et ce supplément potentiel d'énergie le rend violent, par moments et par endroits.

Il est admis, à l'unanimité, des politiques, que ce réchauffement est "de la faute de l'humanité. L'existence d'épisodes plus chauds avant que l'homme soit en grand nombre, n'ébranle pas cette certitude. Après tout, "elle" nous pousse à agir, avec davantage de succès. En volume d'actions, pas (encore), en effets sur le climat.

La politique a pris en mains cette question. Les premières solutions portent sur la consommation d'énergie et l'évitement de leur gaspillage. Il est clair que pendant longtemps, l'abondance de l'énergie et son bas coût n'ont pas incité à l'économiser. L'État, les états, ont facilté les actions en les subventionnant, directement, ou sous forme de réduction d'impôts ou de taxes, comme la TVA.

Pour le moment, rien, ou presque, n'y fait. "J'y pense, et puis j'oublie", la faute, aux autres!

Les politiques engagés, ou affectés à ces actions, en raison de leur sensibilité, essentiellement; "encaissent" le jugement défavorable....des coupables, en fait, les consommateurs d'énergie, directs et indirects. 

En France, nous avons un héritage, légué par des politiques prévoyants, des centrales nucléaires, qui fabriquent de l'électricité, mais sans "larguer" de CO2. Les adversaires, arguant de la dangerosité du nucléaire, disent:"plutôt pas d'électricité, que de l'électricité "nucléaire". Les responsables, au sens moral du terme, objectent qu'il n'est pas possible de revenir sur cette invention. L'électricité naturelle existe, mais on ne peut pas la capter pour l'utiliser. Il faut la fabriquer, pour une utilisation immédiate. Ça dépasse l'entendement ordinaire, mais c'est "comme ça!"

Pour faire plaisir à la religion écologique, "on"(le >président Macron), a nommé comme Ministre Nicolas Hulot, une figure charismatique de l'écologisme.

Nicolas Hulot a débuté par le journalisme audio-visuel, sous forme de reportages aériens, en hélicoptère, survolant à basse altitude des paysages, des sites naturels "époustouflants". Le succès de ses émissions, leur côté pédagogique, l'ont classé parmi les transmetteurs de connaissances. Il n'a pas boudé ce volet de sa réputation.

Est-il, pour autant, un scientifique authentique? Il n'en a pas la méthode. Une interprétation des observations a suffi à convaincre. Aucune démonstration n'a été nécessaire. Un souffle puissant, a, de toute façon soulevé la foi et l'enthousiasme.

Il doit en avoir conscience, car il est prudent, pas têtu, pas militant. Très récemment, il a avalé dignement une mise au point de l'EDF, affirmant que sans le parc nucléaire disponible, elle ne pourrait pas éviter de mettre en action des centrales thermiques supplémentaires. Il a reconnu devoir accepter cette nécessité.

Aucun écologiste ordinaire ne l'aurait admis. Plutôt réduire la production! Commencer à "mithridatiser"* la population!

Nicolas Hulot accepte de manger son chapeau. Chapeau!

Son problème reste douloureux. Accompagner la vérité, telle qu'elle est, rompre avec la doxa écologiste, au nom du pragmatisme, de la Vérité accablante.

Doit il se maintenir, par amitié et fidélité envers le Président, qui, lui, n'a pas hésité un instant, ou se retirer, sans vraie raison?

Sauf celle, inconfortable qu'il voit venir, le démenti, une par une, de toutes ses convictions, lâchées par les sciences dures, oh, combien!.

S'il ne se voit pas supporter ces démentis, ces flèches qui assassinent le clone de Saint Sébastien, il vaudra mieux qu'il se mette à l'abri. Avec les honneurs de tous les français justes.

Sceptique

*Mithridate, un roi mythique, pensait se protéger des poisons en en prenant des petites doses quotidiennes.